Fils de Giovanni et Anna D’Angelo, Cosimo Abate (également orthographié Abbate Cosmo) avait émigré en juillet 1899 en Tunisie. Après un bref retour à Trapani, il était revenu à Tunis en 1904. Il avait été fiché comme anarchiste et antimilitariste. Selon un rapport de police d’octobre 1912, il « vivait au jour le jour, ; ouvrier médiocre, d’un tempérament maladif manquant du nécessaire… il boit à l’occasion et alors manifeste sa rancœur contre le capital ». Inscrit au Carnet B de la Régence, (…)
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Italie
Articles
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ABATE, Cosimo
Né le 30 janvier 1879 à Trapani (Sicile) — Bijoutier ; tailleur d’habits — Italie — Tunis (Tunisie)
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ABATE, Erasmo “Charles Bruni”, “Erasmo Bruni”, “Hugo Rolland”
Né le 15 février 1895 à Formia (Italie) — mort le 16 août 1977 à CHapel Hill — Représentant de commerce ; peintre décorateur ; fermier — UAI — Chicago (Illinois) —, Ancône (Italie) & Puteaux & Passy
Erasmo Abate avait émigré très jeune aux États-Unis où il allait participer au mouvement anarchiste et syndicaliste. Impliqué en 1921 dans la campagne en faveur de Sacco et Vanzetti, il était l’année suivante accusé « d’activités antinationales et de syndicalisme criminel » et expulsé vers l’Italie. Sa participation à la lutte contre les fascistes lui valaient d’être arrêté et il s’exilait en France où il obtenait une carte d’identité au nom de “Charles Bruni” délivrée le 12 décembre 1923. (…)
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ABATTI, Attilio
Né à Pise le 4 décembre 1885 — Journalier ; ouvrier briquetier — Pise (Toscane) — Marseille (Bouches-du-Rhône)
Fiché comme anarchiste « très violent et partisan de l’action directe » Attilio Abatti (ou Abati) résidait depuis 1908 environ à Marseille dans un quartier à forte communauté italienne et espagnole (Saint-Henri). Ouvrier briquetier à l’entreprise Fenouil, il travailla ensuite à partir de mars 1910 à la tuilerie Guichard & Olivier.
Selon la police il était très lié à l’anarchiste Pratalini dit “Le Frisé” qualifié de « dangereux » Chaque dimanche il participait aux réunions tenues par (…) -
ABBATE, Armido
Né à Naples le 31 mai 1882 — mort le 13 juin 1950 — Cheminot — UAI — FAI — Naples (Campanie)
Antimilitariste actif, Armido Abbate avait été condamné à l’automne 1918 à quetre mois de prison pour défaitisme. À sa libération il fondait avec Imondi et Petraroja le groupe « La Folgore ». Le 15 juin 1919, il participait au premier congrès anarchiste de Campanie. En janvier 1920, il était un des organisateurs des luttes contre la vie chère et était dénoncé pour « attentat à la liberté du travail ». Le 16 mai 1920, il était l’un des protagonistes du congrès régional anarchiste et était (…)
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ABBATE, Giuseppe
Né à Naples le 24 novembre 1890 — mort le 29 novembre 1918 Mécanicien — Naples
Giuseppe Abbate s’était fait remarquer par la police lorsqu’il avait commencé à fréquenter le groupe anarchiste « Sorgete » formé à Naples au milieu de l’année 1909 et après avoir été surpris en train d’afficher un manifeste protestant contre l’arrestation de Francisco Ferrer en Espagne.Très actif lors des manifestations contre la vie chère, il se dédia à un e importante propagande antimilitariste ce qui lui valut en juillet 1911 d’être fiché comme un « anarchiste des plus dangereux ». En (…)
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ABBATE, Oreste
Né à Naples le 7 juillet 1887 — décédé en 1949 — Électrotechnicien — Naples (Campanie) — Berlin (Allemagne) — Zürich (Suisse) — Trieste (Istrie) — Moscou — Paris
Comme son frère aîné Armido, Oreste Abbate avait été condamné le 28 janvier 1908 à 5 mois de prison pour « insoumission ». Le 15 mai 1915, il avait commencé à travailler comme ouvrier spécialisé à l’arsenal de Venise dont il fut licencié par le Commandant militaire à la suite de ses idées. Renvoyé à Naples, puis incorporé dans un régiment d’infanterie à Tarcento, il désertait le 29 octobre 1916 et passait en Suisse d’où il était expulsé comme « suspect bolchévique ».
Passé en Allemagne, il (…) -
ABBATE, Rodolfo
Né à Savone le 9 mai 1920 – mort le 30 septembre 1998 — Electricien – FAI – GAAP — Savone (Ligurie)
Rodolfo Abbate qui travaillait comme électricien aux Cantieri navali del Mediterraneo (CA-MED) à Pietra Ligure, avait adhéré à la fin de la guerre au groupe anarchiste « Né Dio Né padrone » de Savone. En mars 1950, il assista, en tant que délégué du groupe de Pietra Ligure, à la conférence régionale de la Fédération anarchiste ligure à Gênes-Pontedecimo. Puis il participa à la formation du groupe GAAP de Savone dont il fut nommé trésorier puis à l’été 1953 démissionna de l’organisation. (…)
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ABBATI, Dirce
Née le 4 juin 1882 à Parme — Plombière (?)
Dirce Abbati était la demie-soeur de l’anarchiste Francesco Canocchia et compagne du militant Soemo Ferrari dont elle eut une fille. En 1912 elle était membre du groupe féminin anarchiste « Maria Rygier » ce qui lui valut d’être fichée par les autorités.
En 1927, en tant qu’adversaire du fascisme, elle fut dotée d’une carte d’identité. Elle était toujours sous surveillance en 1934 et en 1941 comme opposante au régime. -
ABBATI, Nazzareno
Né le 4 juin 1859 à San Severino (Marche) — mort le 21 février 1932 — Coiffeur — Italie — Bahia Blanca (Argentine)
Marié avec Anna Giacinti, Nazzareno Abbati avait émigré en Argentine le 17 décembre 1900, et s’était installé à Bahia Blanca, où il avait rejoint le mouvement libertaire, sans mener apparemment d’activités de propagande. En 1904, il n’était pas considéré comme dangereux par le délégué italien de Buenos Aires. En 1907, il fut arrêté lors d’une grève. Libéré après quelques jours d’emprisonnement, « n’ayant pas suffisamment d’éléments » pour le poursuivre.
Il rentrait en Italie à la fin de la (…) -
ABBIATI, Gaetano
Né à Casorate Primo le 13 juillet 1972 — Mécanicien ; maçon – Milan (Lombardie) – Suisse – Marseille (Bouches-du-Rhône) – Strasbourg (Bas-Rhin) – Paris
Fils de Carlo et et Caterina Daghetta, Gaetano Abbiati avait fréquenté l’école primaire jusqu’à l’âge de huit ans. Mécanicien mais aussi, le cas échéant, maçon, il était membre du mouvement anarchiste depuis 1892 et au début du siècle il fut particulièrement actif, en contact étroit avec des militants tels que Giovanni Vignati, Carlo Colombo, Giovanni Straneo et Giovanni Gavilli., qui étaient indiqués par les rapports de police comme ses principales, voire ses seules connaissances. Jugé (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)