logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
GOBBI, Torquato
Né à Pieve Rossa di Bagnolo in Piano le 6 août 1888 – se suicide en mai 1963 -Ouvrier typographe et relieur ; libraire - UCAI –UAI - USI – Reggio Emilia – Paris – Bruxelles - Montevideo
Article mis en ligne le 3 septembre 2007
Dernière modification le 13 novembre 2018

par R.D.
Torquato Gobbi

Torquato Gobbi avait commencé à militer très tôt au cercle Francisco Ferrer de Reggio Emilia. Sa participation aux grèves de l’automne 1911 contre l’envoi de troupes en Lybie, lui avaient valu d’être inscrit sur l’état des anarchistes et d’être poursuivi en justice pour « distribution de manifestes antimilitaristes » et de brochures en soutien au soldat Masetti. Début 1914 il fut un des promotteur d’une réunion en faveur de Masetti qui était alors interné à Reggio Emilia.

Militant de l’Union Syndicale Italienne (USI) il était membre de la tendance de Borghi opposée à la guerre face à celle, interventioniste, menée par Alceste De Ambris. Début 1915 il participait au congrès national anarchiste tenu à Pise pour mettre au point une stratégie d’opposition à la guerre. C’est vers cette même époque qu’il avait gagné aux idées libertaires Camillo Berneri, secrétaire de la jeunesse socialiste de Reggio Emilia. En juin 1916, lors du congrès semi clandestin tenu à Florence, il était élu aux cotés de T. Monticelli, P. Binazzi, Gregorio Benvenuti et V. S. Mazzoni au Comité d’Action anarchiste international (CAIA) chargé de coordonner la lutte contre la guerre en Italie et en liaison avec les compagnons étrangers. La propagande qu’il allait alors mener contre la guerre lui valait d’être poursuivi à plusieurs reprises en particulier en avril 1917 et en février 1918 où il était condamné à dix ans de réclusion.

Amnistié en mars 1919, il reprenait aussitôt son militantisme et au congrès de fondation de l’Union Communiste Anarchiste Italienne (UCAI) tenu à Florence était l’un des compagnons nommés à la tête de l’organisation. Après avoir été à plusieurs reprises menacé et agressé par les fascistes à Reggio Emilia et après avoir participé au 3è congrès de l’Union Anarchiste Italienne à Ancone en novembre 1921, il décidait d’émigrer en France.

En 1923 il était à Paris membre du groupe Gori avec entre autres Borghi, Angelo Diotallevi, Alberto Meschi et Enzo Fantozzi et participait à l’aventure des légions garibaldiennes de Ricciotti Garibaldi qui était en fait un agent provocateur au service de la police mussolinienne. En 1927, il était membre du groupe Pensiero e volonta et l’un des rédacteurs de son organe La Lotta Umana (Paris, octobre 1927 à avril 1929) dirigé par Luigi Fabbri et dont le gérant était Séverin Ferandel. Expulsé le 16 septembre 1927 avec la plupart des rédacteurs – Fabbri, Fedeli, Berneri -, il allait alors à Bruxelles où il travailait dans une usine de boutons et continuait sa collaboration au journal.

Expulsé de Belgique en 1929, malgré l’intervention de la ligue italienne des droits de l’homme, il partait alors d’Europe pour rejoindre Luigi Fabbri à Montevideo. Il allait y particper à la rédaction de la revue Studi Sociali (Montevideo-Bienos Aires, 40 numéros du 16 mars 1930 au 15 mai 1935) diririgée par Luigi et Luce Fabbri . Puis au cours des années 1930 il évoluait vers un socialisme réformiste d’esence libertaire. Pendant la seconde guerre mondiale il allait devenir le président du Comité de Montevideo de l’association Italia Libera et organiser de nombreuses manifestations contre le fascisme et les puissances de l’axe. Après la guerre, il restait en Uruguay où il ouvrait une librairie et fondait la maison d’édition Libreria Italiana. Ruiné par une dévaluation au début des années 1960, Torquato Gobbi, démoralisé, se suicidait en mai 1963.


Dans la même rubrique

0 | 5

GLENAT, Aimé
le 28 juin 2020
par R.D.
GOLDSTEIN, Jacques
le 17 juin 2020
par R.D.
GNOCHETTI, Ettore
le 18 avril 2020
par R.D.
GOLOSIO, Domenico
le 5 août 2019
par R.D.
GLADIATOR, Jimmy [Bernard PIGET]
le 20 mai 2019
par R.D.