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Dictionnaire international des militants anarchistes
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LAGANA, Giorgio
Né le 11 mars 1864 à Naples - Tailleur d’habits – Naples – France
Article mis en ligne le 9 février 2019

par R.D.

Giorgio Lagana était ami avec Pietraroja avec lequel il organisa une réunion de chômeurs, ce qui lui valut en décembre 1890 d’être condamné à 15 jours de prison. Le 14 avril 1891, il fut arrêté avec des manifestes annonçant une conférence d’Amilcare Cipriani et fut poursuivi pour « infractions à la loi sur la presse ». De nouveau arrêté peu après pour « activité séditieuse », il fut emprisonné 3 mois puis condamné le 22 avril 1892 à 14 mois de prison pour « association subversive » avant de bénéficier d’une amnistie qui lui évita l’internement.

Considéré par la police comme l’un des principaux organisateurs de la manifestation du 1er mai et visant « à la terreur, la dévastation et le saccage » il fut poursuivi avant de bénéficier d’un non lieu faute de preuves le 29 août suivant.

En 1893 il était l’un des responsables de la Ligue de résistance des tailleurs et fut l’un des organisateurs du faisceau des travailleurs. En novembre il fut de nouveau arrêté avec des manifestes clandestins et emprisonné pour « incitation à l’insurrection ».

Partisan de l’unité des forces révolutionnaires, il se rendit fin décembre à Palerme. Le 6 janvier 1894, il fut arrêté à bord du navire qui le ramenait à Naples et lors de son interrogatoire il avait révélé l’existence d’un plan insurrectionnel en Sicile ce qui entraîna la dissolution des Faisceaux et l’arrestation de plusieurs compagnons. Lors du procès il se déclara anarchiste et révéla qu’il avait signé ses déclarations sous la contrainte et la promesse d’être libéré Le 4 avril il fut condamné à 1 an de prison, peine ensuite réduite à 6 mois et à un an de surveillance spéciale. Peu après sa libération, et alors qu’il était alors considéré comme un mouchard par plusieurs compagnons, il fut envoyé pour deux ans en assignation à résidence à Porto Ercole. Puis pour motif de « sécurité personnelle », il fut envoyé à Lipari. Le 21 octobre 1896 il obtenait la liberté conditionnelle mais restait à Lipari pour se faire oublier.

Revenu à Naples en avril 1898, il émigrait le 12 août 18900 en France où il aurait continuer de se déclarer anarchiste.


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