Élie Angonin, né de père inconnu et de Céline Angonin, fit des études aux Arts et Métiers et était ingénieur dans les transports de la région parisienne.
Après son service militaire (1918-1921), il demeurait en 1921 28 rue de Chalons (12e) et était déjà militant anarchiste. Secrétaire du groupe anarchiste du 12e arrondissement et avait alors pour compagne Isabelle Allin dite La Bournec (voir ce nom).
Le 24 octobre 1922, il était parti à Marseille où il avait été arrêté le 30. Il fut (…)
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PCF (Parti communiste français)
Articles
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ANGONIN, Élie, Xavier, Paul
Né le 16 aout 1900 à Dôle (Jura) — mort le 10 décembre 1982 — Menuisier ; Ingénieur — Représentant de commerce — AFA — PCF — CGT — Paris 12 — Montpellier & Sète (Hérault) — Marseille (Bouches-du-Rhône) — Oran & Alger
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AUFRERE, Julien [AUFRÈRE Jules, Martin dit Julien]
Né le 10 novembre 1889 à Archignat, village près d’Huriel (Allier) — mort le 26 février 1952 — Correcteur — PCF — UA — CGT — CGTU — Colombes (Hauts-de-Seine)
Correcteur syndiqué depuis 1910, Julien Aufrère habitait Colombes et travaillait à la Cootypographie, imprimerie coopérative de Courbevoie. En janvier 1921, membre de la section socialiste de Colombes, il passa avec la quasi-unanimité de sa section au Parti communiste et en fut avec Monier co-secrétaire adjoint. À cette époque également, J. Aufrère appartenait aux Jeunesses syndicalistes du 15e et, en avril 1922, il remplaça Salembier au poste de secrétaire de la Fédération des Jeunes (…)
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BALLE Adolphe, Lucien “Pierre des Chênes”
Né le 31 octobre 1872 (ou le 3 septembre 1872) à Gué-d’Hossus (Ardennes) — mort le 20 octobre 1954 — Bûcheron ; poète ouvrier — PCF — Ardennes
De famille pauvre, Adolphe Balle fréquenta peu l’école communale. C’est sa mère qui lui apprit ses lettres. Le soir, après journée faite, le jeune bûcheron, passionné de lecture, lut les romans de Zola, les œuvres de Victor Hugo dont, à plus de quatre-vingts ans, il pouvait encore réciter les poèmes les plus difficiles.
Lors de la longue grève de Bourg-Fidèle en 1891, Adolphe Balle suivit les réunions de Jean-Baptiste Clément qui révéla au jeune ouvrier les nécessités de l’étude, de (…) -
BARBE, Henri (père)
Né le 9 avril 1871 à Montluçon (Allier) — Ouvrier mécanicien ; serrurier — PCF — CGT — Montluçon (Allier) — Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Né le 9 avril 1871 à Montluçon (Allier) d’un ouvrier puddleur catholique pratiquant, Henri Barbé dit “Le Grand Henri”, travailla comme ouvrier mécanicien à Montluçon puis à Saint-Denis (Seine). Passé au début du 20e siècle à l’athéisme, il devint un militant syndicaliste et un libertaire convaincu. Selon son fils, le communiste Henri Barbé, « il eut personnellement de nombreux contacts avec les dirigeants et les doctrines du mouvement anarchiste et syndicaliste. Le sectarisme (…)
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BARBIER, George, Daniel
Né le 18 aout 1887 à Fouilloy (Somme) — Ouvrier bonnetier — CGT — CGTU — Amiens (Somme)
Acquis aux idées libertaires dès son adolescence, Georges Barbier était membre au début des années 1910 du groupe anarchiste de Corbie (Somme) adhérent à la Fédération révolutionnaire de la Somme. En 1912, il était tenu par la police comme le « chef du parti libertaire à Corbie » où il organisait parfois des réunions mais ne vendait pas la presse libertaire, recevant des journaux d’Amiens qu’il distribuait à ses compagnons.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale il était membre du (…) -
BAUCHÉ, René
Né en 1904 — mort en aout 1996 — Mécanicien ; correcteur — UA — PCF — CGT — Vitry & Lyon (Rhône)
René Bauché avait fréquenté toutes les organisations de gauche et d’extrême gauche : les anarchistes du Libertaire dans les années vingt et les anarcho-syndicalistes (toute sa vie) ; le groupe culturel d’Ivry/Vitry-sur-Seine (sa base de départ) ; les diverses mouvances pacifistes avec, parfois une forte influence et connivence protestante ; la Pensée libre (qui se précisait « groupement de libre pensée intégrale ») ; les cours de la très sérieuse École de propagande anarchiste (dont le (…)
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BÉBIN Ambroise, Marie “THIBOU”
Né à Ploërmel (Morbihan) le 7 mars 1883 — mort en mai 1972 — Cordonnier — FCAR — PCF — Rennes (Ille-et-Vilaine) - Paris — Orsay (Essonne)
Fils d’un carrier, époux de Berthe Bébin (née Berthe Roure), militante communiste depuis 1921, Bebin entra lui-même au PC, le quitta puis le rejoignit en 1950, attaché dans tous les cas à la défense de la cause populaire, jusqu’à sa mort survenue en mai 1972.
Issu d’une famille pauvre de six enfants (il était le quatrième), il eut une enfance malheureuse et manqua parfois de l’essentiel. Apprenti cordonnier chez un premier patron misérable, il passa son temps rivé à des besognes qui (…) -
BELLUGUE, Fernand, Pierre
Né le 18 ou le 20 septembre 1892 à Saint-Sébastien (Espagne) - mort le 29 septembre 1944 à Mauthausen (Allemagne) — tailleur pour dames — PCF — CGT — CGTU — Paris
Issu d’une famille de dix enfants, Fernand Bellugue fut apprenti mécanicien dentiste, puis représentant en papeterie et librairie, avant de travailler à domicile comme tailleur pour dames, comme son père.
Il commença à militer dans le mouvement syndical en 1911. En 1912, il appartenait à la Jeunesse syndicaliste de Paris (15e) et était élu au comité d’entente des Jeunesses syndicalistes de la Seine. Cela le conduisit, en décembre 1912, à être impliqué dans l’affaire du Mouvement anarchiste (…) -
BIGOTTE, Jules, Louis, Augustin
Né à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 19 aout 1869 — Mineur — CGT — CGTU — Harnes (Pas-de-Calais)
Domicilié à Harnes, au coron de la fosse nº 9 Courrières, Jules Bigotte était un des lieutenants de B. Broutchoux et était considéré comme le responsable du groupe révolutionnaire de Harnes. En 1911, il était membre de la Fédération révolutionnaire du Pas-de-Calais et de la rédaction de son organe Le Révolté.
En 1917, il était mobilisé au 78e régiment d’infanterie basé à La Courtine (Creuse) d’où il corresponsdait avec Broutchoux. Pendant la guerre il aurait participé aux mutineries de la (…) -
BLONDEL, Eugène, Désiré “NIQUETTE”
Né le 1er janvier 1865 à Armentières (Nord) — Tisseur — Armentières & Roubaix (Nord) — Somme
Fils d’Henri et de Philomène Descamps, Eugène Blondel dit “Niquette”, qui était marié à Angèle Weymel, avait été, entre 1886 et 1895, condamné à de nombreuses reprises à des peines de 15 joursd à 2 mois de prison et à des amendes pour “tapage nocturne, ivresse, bris de clôtures, coups et blessures, etc”.
Il avait été signalé comme pouvant devenir dangereux au printemps 1892 où il était notamment le diffuseur du Père Peinard, La Révolte et L’Agitateur. Il résidait alternativement à Roubaix (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)