Dictionnaire international des militants anarchistes
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PICHON, Louis, Antoine, Arsène
Né le 30 octobre 1876 à Ceyroux (Creuse) – mort le 16 septembre 1952 - Maçon – PCF - CGT – CGTU - Reims (Marne)
Article mis en ligne le 5 juin 2015
dernière modification le 7 septembre 2023

par ps

Né dans un milieu rural du Limousin, Louis Pichon fut ouvrier agricole jusqu’à l’âge de dix-sept ans. Il vint à Reims en 1894 et travailla comme manœuvre sur les chantiers du bâtiment. Il prit l’initiative en juillet 1895 de fonder un syndicat des maçons, embryon du syndicat du Bâtiment dont il fut, à plusieurs reprises, secrétaire, notamment lors de sa reconstitution en 1919.

En 1902, Louis Pichon avait adhéré au Parti socialiste, celui, comme il le dit plus tard, de Jean Jaurès et de Jules Guesde. Il s’en sépara en 1906 pour militer dans un groupe anarchiste communiste et participa aux grèves de 1905 et 1907. Trésorier du syndicat du Bâtiment de la CGT en 1909, il s’occupa également de la coopérative « La Populaire rémoise » que dirigeait le socialiste Jean-Marie Docq.

Toujours anarchiste, il fut l’ un des principaux collaborateurs de la Cravache (Reims, 115 numéros, du 15 décembre 1906 au 29 novembre 1913) dont les principaux animateurs étaient Charles Dhooghe, Jean Bourguer et Victor Grimbert.

Au printemps 1913 il participa notamment à la série de réunions tenues à Reims par Charles Dhooghe contre la loi de 3 ans et organisées par le Comité de défense sociale. Le 25 mai 1913, comme plusieurs autres militants anarchistes de Reims – dont Dhooghe, Grimbert, Galli, Richard – et suite à divers troubles survenus dans des régiments, son domicile du 7 impasse Cormicy – siège à cette époque de la rédaction de La Cravache dont le responsable était H. Antoine - fut l’objet d’une perquisition au cours de laquelle furent saisis de nombreux documents dont : plusieurs exemplaires de brochures (« Contre les armements, contre la loi de 3 ans, contre tout militarisme”, “Contre la folie des armements”, “La crosse en l’air”, “L’antipatriotisme”, “Manuel du soldat”, “Patrie, guerre et caserne »), de cartes postales (L’internationale, photo de Rousset), de chansons (La crosse en l’air, Le soleil de l’avenir, Chant de grève), une pancarte (Classe 1912 - Hou-hou les 3 ans !), une liste de souscription « révision du procès Dieudonné », une liste des vendeurs et une liste d’abonnés de La Cravache, 9 livres de comptabilité, une brochure de chimie (Les Explosifs), de la correspondance et divers documents ou journaux syndicalistes. Sa compagne, née Hélène Antoine, participait également aux activités du Comité de Défense sociale de Reims.

Pendant la guerre, Pichon fut mobilisé et ne se signala à nouveau qu’à partir de juin 1919 en fondant avec Jean-Marie Docq le Club du Travail. Il présida les toutes premières réunions syndicales où se manifestaient les orateurs minoritaires dont il partageait les idées. Il participa également aux grands mouvements de 1920 et fut élu conseiller prud’homme en 1921.

Après la scission de Tours, il adhéra au Parti communiste en 1922 ou 1923 et fut, cette même année, trésorier adjoint de la section rémoise du Parti tout en militant au syndicat unitaire du Bâtiment.

Jusqu’à son décès le 18 septembre 1952, il resta fidèle à son engagement syndical et communiste (voir sa notice complète dans le Maitron en ligne).


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