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Dictionnaire international des militants anarchistes
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ANGONIN, Élie, Xavier
Né le 16 août 1900 à Dôle (Jura) - mort le 10 décembre 1982 - Ingénieur - AFA – Paris 12 – Montpellier & Cete (Hérault) - Marseille (Bouches du Rhône) - Oran & Alger
Article mis en ligne le 8 avril 2007
Dernière modification le 21 octobre 2016

par R.D.

Élie Angonin fit des études aux Arts et Métiers et était ingénieur dans les transports de la région parisienne. Secrétaire du groupe anarchiste du XIIe arr., il fut condamné à cinq ans de prison en 1925-1926 pour falsification de traites en faveur du mouvement anarchiste. À sa sortie de prison, il se fixa à Montpellier (Hérault), fut candidat abstentionniste aux élections législatives de 1928 dans la 2e circonscription de Montpellier puis participa en Catalogne au soulèvement anarchiste de 1931.

Il collaborait à cette époque au bulletin Le Réfractaire (Paris, 13 numéros d’octobre 1927 à décembre 1932) organe de la Ligue des réfractaires à toutes guerres ainsi qu’à La revue anarchiste (Paris, 25 numéros de décembre 1929 à avril 1936) dont l’un des responsables était F. Fortin et qui n’était liée à aucune organisation.
En 1924 il était à Cette (Hérault) où il habitait 10 rue du pont neuf et en mars lançait un appel dans le Libertaire pour constituer une Fédération anarchiste de la région sud-ouest. En 1928 il était militant de l’Association des Fédéralistes Anarchistes (AFA) de Montpellier et collaborait à son organe La Voix Libertaire (Limoges, 1929-1939).

En 1930 il était le secrétaire du groupe d’action anarchiste de Marseille et en avril, à l’occasion du centenaire de la conquête de l’Algérie, devait tenir à Toulon une conférence sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, conférence qui se tint fin mai et fit présidée par Elie Simon, Bertrand et Charles Alerini du groupe La Jeunesse libre. A Marseille, le 22 novembre 1931, il fut avec Le Pen l’un des orateurs au meeting tenu par le Comité de défense sociale à la Bourse du Travail pour empêcher l’extradition des camarades Ouzounov, Boian et Stefanov condamnés à mort en Bulgarie.

Vers 1935, il s’installa en Seine-et-Oise à Draveil.

Élie Angonin habita ensuite Oran (Algérie) où il adhéra au Parti communiste et devint l’un des responsables de la CGT (Voir sa notice complete dans le Maitron).


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