Ascanio Adelini avait émigré en France, au Luxembourg, puis en Sarre où il fut alors signalé par le consul de Metz comme le responsable du mouvement anarchiste à Dillingen et comme un très actif propagandiste ce qui lui valut d’être inscrit sur les bulletins de surveillance aux frontières.
Sa famille restée en Italie fut mise sous la surveillance des carabiniers. Bien qu’il ne soit jamais revenu en Italie il figurait toujours à la fin 1942 sur les listes de la police italienne.
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Luxembourg
Articles
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ADELINI, Ascanio
Né le 2 février 1897 à Barisciano — Journalier – Italie – France – Luxembourg – Dillingen (Allemagne)
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ALVISI, Carlo
Né à Bologne le 5 mai 1918 — Barbier ; maçon — Italie — Luxembourg — Espagne
C’est en décembre 1927, que pour échapper au fascisme, Carlo Alvisi avait émigré avec sa mère au Luxembourg. En 1936, il était volontaire en Espagne et combattait dans la colonne « Ascaso » à Huesca sur le front d’Aragon. Il quittait l’Espagne fin janvier 1937 et retournait au Luxembourg.
En juillet 1941, il était arrêté par les Allemands et déporté en dans un camp de concentration près de Berlin. Libéré le 20 avril 1942, il rentrait au Luxembourg et travaillait dans une fonderie. Il était (…) -
ANGELOV, Todor
Né à Kustendil le 20 décembre 1900 — fusillé le 30 novembre 1943 — FACB — Kustendil — France — Espagne — Bruxelles (Belgique)
Fils d’un tailleur de pierre, et d’une tisserande et blanchisseuse, toutes deux réfugiés bulgares de Macédoine, Todor Angelov alors qu’il était étudiant, était devenu anarchiste et un militant très actif de la Fédération anarchiste communiste bulgare (FACB) au niveau national. Il avait participé au congrès FACB de Yambol en 1923. Il avait épousé Aleksandra Sharlandzhieva la même année et plus tard dans l’année avait participé au soulèvement de septembre. En 1925, il fut condamné à mort par (…)
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BAGLIONI, Mariano
Né à Serra San Quirico le 30 janvier 1904 — mort le 21 mars 1969 — Coiffeur — Belgique — Espagne — Luxembourg
Le militant anarchiste Mariano Baglioni avait émigré en Belgique en 1926. Lors de la guerre d’Espagne, il s’était engagé en novembre 1936 dans le Groupe Picelli, de la brigade internationale « Garibaldi » qui combattit sur le front Madrilène. Il fut blessé à Guadalajara. Passé en France, sans doute lors de la Retirada, il fut interné au camp d’Argelès où, selon les services de police Mussoliniens, il fit partie du groupe libertaire « Liberta o morte ». Il partit ensuite au Luxembourg où il (…)
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BALLARIN, Luigi
Né le 5 février 1899 à Minas Gerais (Brésil) — mort le 7 février 1948 — Mécanicien — Adria (Piémont) — Saint-Priest (Rhône) — Belgique — Luxembourg — Espagne — Paris
Fils d’émigrants italiens au Brésil rentrés en Italie à la suite d’une maladie du père (décédé en juin 1906), Luigi Ballarin et son jeune frère Giuseppe (né à Adria en juillet 1903), livrés à eux-mêmes sombrèrent dans la délinquance. Suite à deux condamnations (un jour et trois jours de prison) pour vol, Luigi fut placé en 1910 à la maison de redressement de Bosco Marengo (Piémont) où il apprit le métier de mécanicien puis effectua son service militaire dans une unité de tirailleurs (…)
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BOENING, Anton
Né le 26 aout 1908 — Mineur — FAUD — DAS — Allemagne — Luxembourg — Barcelone (Catalogne)
Militant de la FAUD, Anton Boening avait émlgré au Luxembourg. En février 1937, il arrivait à Barcelone avec un groupe d’anarcho-syndicalistes allemands et luxembourgeois. Membre du DAS, il était intégré au groupe international de la Colonne Durruti, renommé après la militarisation Compagnie internationale de la 26e division. Il y fit partie — avec notamment Heinrich Bortz, Mathias Stephani, Dirk Rabbelier et Ernst Fallen d’un comité chargé de publier Flugschriften les feuilles d’information (…)
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BONISOLI, Angelo
Né à Castelbelforte le 23 mai 1897 — Garçon de café — FIJL — Castelbelforte — France — Belgique — Luxembourg — San Sebastian (Euskadi) — Barcelone (Catalogne) — Manzanares (Nouvelle-Castille)
Angelo Bonisoli avait été élevé dans un orphelinat jusqu’à l’âge de 16 ans. Après la première guerre mondiale, il était signalé comme un « communiste révolutionnaire » et actif antifasciste et en 1923 pour échapper à un emprisonnement devait émigrer clandestinement en France. Le 7 janvier 1926, il était condamné à Nîmes (Gard) à un an de prison pour « vol et infraction à arrêté d’expulsion » ce qui ne l’empêchait pas de participer cette même année à la tentative d’expédition armée organisée (…)
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BRUSCHI, Angiolo “Angelo” ; “Ernesto TORRES”
Né à Livourne (ou à Vezzano) le 3 aout 1900 — mort le 8 aout 1986 — Peintre — Vezzano Ligure — La Seyne (Var) — Luxembourg — Bruxelles — Paris — Espagne
Né dans une famille de 6 enfants qui tenait une petite fabrique artisanale de roues pour véhicules tractés par des chevaux, Angiolo Bruschi passa son adolescence à Vezzano Ligure (La Spezia) où à partir de 1917, il commença à fréquenter les militants anarchistes de la région dont les frères Renato et Nello Olivieri, Silvio Casella, Umberto Marzocchi et Pasquale Binazzi.
En juillet 1919, en plein Bienno Rosso, alors qu’était organisée la réquisition de marchandises et leur distribution à la (…) -
BUCCIARELLI, Alpinolo “TOSCANINO” ; “Mario TOSCANI”
Né le 21 mai 1901 à Montevarchi — mort le 8 septembre 1943 (ou en 1945 ?) — Peintre décorateur — Montevarchi (Toscane) — Trieste — Luxembourg — Alfortville (Val-de-Marne) — Espagne
Dès son adolescence Alpinolo Bucciarelli avait été membre du conseil d’administration d’une coopérative socialiste de sa région. Membre du Parti communiste italien dès sa fondation, il était parti en 1922 à Trieste où il se rapprocha alors des milieux libertaires. Condamné à 90 jours de prison pour « détention d’armées dans un lieu public », il travailla dès sa libération dans une fonderie de Savola dont il ne tarda pas à être licencié pour « indiscipline ». Il était alors fiché par la (…)
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CALDERARA, Giovanni “FRISÉ”
Né à Cossogno (Novara) le 15 septembre 1897 — mort en janvier 1984 — Maçon ; cimentier — CGT — CNT — Reims (Marne) — Quaregnon (Belgique) — Luxembourg — Barcelone (Catalogne) — Paris
Né d’Antonio et de Zeffirina Massera, Giovanni Calderara avait été soldat dans l’artillerue de montagne pendant la Première guerre mondiale.
Militant du parti socialiste italien depuis l’âge de 18 ans, Giovanni Calderara avait adhéré en 1921 au Parti communiste. L’année suivante, pour échapper aux persécutions fascistes, il émigrait en France et s’installait d’abord dans le Morbihan puis à Reims où il militait à la CGT.
Expulsé de France en 1925 suite à ses activités syndicales, il se (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)