Ouvrier d’usine à Mohon puis lamineur à Château-Regnault, Louis Bara (parfois orthographié Barra et Barrat) fut un militant anarchiste et syndicaliste.
En compagnie de son ami Alphonse Taffet, le secrétaire de l’Union des syndicats des Ardennes, il avait insulté, le 29 décembre 1907, le garde champêtre de Mohon qui leur dressait un procès-verbal parce qu’ils sortaient du café Lamblot après l’heure réglementaire. Ils furent condamnés conjointement à 3 jours de prison et 25 F. d’amende.
Il (…)
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Colonie L’Essai
Articles
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BARA Louis, Alphonse
Né le 3 octobre 1881 à Denain (Ardennes) - mort le 19 juin 1935 — Ouvrier lamineur — CGT — Mohon & Château-Regnault (Ardennes)
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BEAUSANG, Marius, Léon
Né à Marseille le 22 janvier 1882 — Terrassier — Ardennes — Aubervilliers & Saint-Denis
Fils d’Henri, cocher et de Marie Antéquérat, ménagère, Marius Beausang aurait participé au début des années 1900 à la colonie L’Essai fondée à Aiglemont (Ardennes) par Fortuné Henry. Selon Le Petit Parisien, il était correcteur à L’Anarchie et avait été condamné à 5 reprises.
En 1910, il connut, Jules Lefebvre dit “Jully”, secrétaire du syndicat des terrassiers de Saint-Denis, dans des réunions syndicales. Ils devinrent amis, Beausang se rendait journellement chez Jules Lefebvre qui vivait (…) -
DOSSENA, Franco [LONGHI, Francesco dit]
Né le 8 octobre (ou le 4 février ?) 1974 à Lodi (Milan) (ou vers 1877 à Locarno (Suisse) ? — Menuisier ; voyageur de commerce — Italie — Paris — Barcelone — Suisse — Aiglemont (Ardennes)
Fils de Francisco et de Maria Fiori, Franisco Longhi dit “Dossena” était né selon les sources Le 3 décembre 1874 à Lodi (police italienne) ou le 4 février et 8 octobre 1874 (police française) à Locarno (Suisse).
Selon le Ministère de l’intérieur italien, il était le fils d’un riche industriel et avait fait des études de commerce qu’il n’avait pas terminées et avait professé des idées anarchistes, raison pour laquelle il était parti à l’étranger. Il avait été signalé fin 1899 comme (…) -
GUALBERT, Henri “JULES”
Né à Mézières (Ardennes) le 11 juillet 1861 — Ouvrier frappeur — Nouzonville (Ardennes)
Abonné au Père Peinard et à La Révolte, Henri Gualbert dit “Jules”, né de parents inconnus, était au début des années 1890 membre du groupe anarchiste de Nouzonville (Ardennes) qui était en relation avec le groupe « Sans-Patrie » de Charleville. Le 21 novembre 1893, coome quatre autres compagnons de Nouzon, il était l’objet d’une perquisition par la police qui ne saisissait que quelques brochures et sept exemplaires des placards En Russie et Au conseil de révision. Sur la liste des (…)
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HENRY, Fortuné [HENRY Jean, Charles, Fortuné]
Né le 21 aout 1869 à Limeil-Brévannes (Seine-et-Oise) — Représentant de commerce ; comptable ; imprimeur — CGT — Paris — Aiglemont (Ardennes)
Jean Charles Fortuné Henry dit “Fortuné” était le fils aîné de Fortuné Henry condamné à la peine de mort par contumace pour sa participation à la Commune, et le frère de Émile Henry guillotiné en 1894 avec lequel il avait été élevé en Espagne lorsque leur père s’y était réfugié.
Fortuné Henry avait été réformé pour « infirmité » et n’eut donc pas à accomplir son service militaire. Après avoir quitté le lycée Turgot en 1885, il occupa un emploi à la Pharmacie centrale de Paris (7 rue de (…) -
LE MAGUET, Claude, TRIVAUX, PREVEL, BEHIER, MALAISE [SALIVES, Jean dit]
Né le 27 avril 1887 à Albas (Lot) — mort le 14 juillet 1979 — Typographe ; correcteur — Paris — Aiglemont (Adennes) — Lens (Pas-de-Calais) — Lausanne & Genève
Fils d’un receveur des contributions indirectes établi à Paris en 1888, Jean Salives dit “Claude Le Maguet” fut confié, à l’âge de six ans, à l’orphelinat Prévost à Cempuis (Oise), dirigé par Paul Robin, après le départ de sa mère du domicile conjugal. Il en sortit à seize ans, ayant appris le métier de typographe, marqué par les idées libertaires. À partir de 1903, il travailla d’abord comme apprenti à Paris. Puis, il s’embaucha à L’Anarchie où il côtoya Libertad, le jeune Kilbatchiche (…)
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LEFEVRE, Clodomir, Samuel
Né le 18 juillet 1880 à Grougis (Aisne) ; mort à Saint-Quentin le 1er mars 1966 ; ajusteur ; anarchiste à Aiglemont (Ardennes), à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Samuel Lefèvre séjourna à Liège (Belgique) d’où il fut expulsé comme anarchiste. Il vint s’installer à Charleville au café Lyonnais tenu par Georges Pierre.
Du 3 mai au 8 septembre 1907, il travaillait à l’usine Dérué à Charleville où il fit entrer Joseph Paret.
Partit à Nancy, il tomba malade et revint dans les Ardennes le 10 avril 1908 pour « respirer l’air pur à la colonie d’Aiglemont ». Du 15 au 26 avril, il logea au café Lyonnais.
Le dimanche 7 juin 1908, jour de la Pentecôte, à (…) -
LEFEVRE, Léon
Ouvrier mouleur — CGT — Revin (Ardennes)
Léon Lefèvre était au début des annés 1900 le secrétaire du syndicat des mouleurs de Revin. En 1907, il fut l’organisateur d’une grève de 2000 ouvriers qui dura près de cinq mois. En mars 1907, il fut pousuivi comme auteur d’une chanson « injurieuse » contre un patron. Léon Lefèvre s’occupait avec Alphone Taffet, secrétaire de l’Union des syndicats des Ardennes, de la rubrique syndicale dans le journal Le Cubillot (45 numéros, juin 1906-janvier 1908) édité par Fortuné Henry à la colonie (…)
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MALICET, François Jean “CADET RASOIR”
Né à Nouzon (Ardennes) le 15mai 1843 (ou le 3 février 1843 ?) — assassiné le 7 septembre 1927 — Barbier perruquier — Nouzon (Ardennes)
François Malicet avait été arrêté et condamné à 25f d’amende pour avoir participé le 14 octobre 1877, lors des élections suivant le coup de force de Mac-Mahon, à une réunion dans un cabaret de Nouzon où avait été crié « Vive les rouges, à bas les blancs, Vive la Commune ».
Dès sa formation en septembre 1892, il adhérait au groupe anarchiste « Les Déshérités » dont l’un des animateurs était Émile Roger et rencontrait cette même année Fortuné Henry venu faire une conférence et dont il (…) -
MOUNIER, André, Victor, Hippolyte “L’Agronome”
Né le 6 avril 1878 à Joigny (Yonne) — Ouvrier agricole — Aiglemont (Ardennes)
Fils d’un maître-bottier au 4e régiment de dragons, André Mounier devint anarchiste au fil de ses lectures, selon son père : « il manifestait une antipathie pour la société, qui d’après lui et ses théories, avait besoin d’être remaniée de fond en comble ».
Après avoir été ajourné à Paris en 1899 du service militaire pour faiblesse ; Mounier fut déclaré bon pour le service l’année suivante. Le 16 novembre 1900, il fit son service militaire à Chambéry, au 97 régiment d’infanterie à Chambéry, (…)
Dictionnaire international des militant·e·s anarchistes (DIMA)