Afin de réaliser un film documentaire sur Emilio Canzi, militant narchiste de Piacenza, recherchons témoignages et documents iconographiques.
arturo_zilli@yahoo.it
Busco posibles testimonios de personas que conociesen a mi paisano y familiar José Sampériz Janin (Candasnos 1910- Gusen 1941) militante anarquiste y despues comunista, escritor y intelectual de valia.
vlabara@telefonica.net
Fils d’un maître-bottier au 4è régiment de dragons, André Mounier fit son service militaire à Chambéry au 97è régiment d’infanterie. Il partit de Chambéry en 1902 et s’embaucha comme apprenti ouvrier agricole au château de Passins (Isère) où il resta deux ans et fut qualifié par ses maîtres « …bien de sa personne…intelligent et bon… ».
Devenu anarchiste au fil de ses lectures, il quitta le château et arriva dans le courant de 1904 à la Colonie libertaire d’Aiglemont (Ardennes) qui avait été fondée l’année précédente par Fortuné Henry. Il s’y présenta comme le fils d’un riche propriétaire bourguignon, ayant préparé le concours d’admission à l’institut agronomique et fut désigné comme agronome de la colonie. Ses compétences en agriculture allaient permettre à la colonie, jusques là tournée essentiellement vers le maraîchage et le petit élevage (canards et chèvres), d’entreprendre la culture sur une plus grande échelle en louant des terres communales attenantes, pour y faire pousser du seigle, des pommes de terre et des betteraves. André Mounier se chargea d’écouler les légumes et volailles produits en surplus sur les marchés de Nouzon et de Charleville.
Mounier était « taillé comme un athlète, doux comme une fille, le visage clair et souriant, encadré d’une chevelure bouclée et d’une barbe fine et soyeuse. A la colonie, il couchait dans une pièce grande comme un mouchoir, sur deux planches, sans matelas ni couverture…Il jouait de la mandoline pour agrémenter les soirées des colons ».
Le 7 juin 1905 il fut condamné par le tribunal de Charleville à 3 jours de prison et 500f. d’amende pour « contrebande et opposition à l’exercice de la profession de douanier ». A partir de l’année suivante il fut nommé gérant du périodique publié par la colonie, Le Cubillot (Aiglemont, 45 numéros du 10 juin 1906 au 29 décembre 1908), sous-titré Journal international d’Education, d’Organisation et de Lutte Ourière et qui dans son premier numéro exposait ainsi ses buts immédiats : « …ouvrir de sérieuses bibliothèques, provoquer la constitution d’Universités Populaires, préparer enfin et surtout les forces prolétariennes contre la réaction économique qui se prépare et qui, si nous n’y prenons garde, va nous trouver désarmés et impuissants ». Il publia également la brochure En communisme où il faisait les recommandations suivantes : « …ne pas critiquer, ne pas déblatérer sur un camarade, ne pas commander, ne pas considérer sa compagne, ses enfants comme sa propriété…Avoir assez d’initiative pour travailler seul à l’intérpet commun, avoir le désir d’apprendre…Irrespect absolu de l’autorité…avoir une conception claire, précise, de ce qu’est l’anarchie ».
Á la suite de la parution d’un article antimilitariste intitulé Pro Patria (6 novembre 1907) signé Jean Prolo et d’un autre, Ce qu’est l’armée (24 novembre 1907), il fut inculpé d’injures envers l’armée et fut interrogé à plusieurs reprises en novembre et décembre par le juge d’instruction devant lequel, semble-t-il, il reconnut les faits. Le 25 janvier 1908, il quittait définitivement la colonie et se réfugiait en Suisse dans le canton de Vaud. Le 18 février il était condamné par défaut à 3 mois de prison et 500 f. d’amende par la Cour d’assises des Ardennes. Mounier fit opposition à cette condamnation le 23 janvier 1911, et fut finalement acquitté par arrêt de la Cour d’assises le 14 février 1911.
Œuvre : -En communisme : la colonie libertaire d’Aiglemont (Publications de la colonie communiste d’Aiglemont, n° 3, avril 1906, 32 p.).
Certaines sources lui attribuent le pseudonyme de Jean Prolo qui pourrait être en fait celui de Fortuné Henry.