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Dictionnaire international des militants anarchistes
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VAULOUP, Arcole, Louis "DETTEVELER"
Né à Paris le 4 juin 1877 – mort en mars 1920 - Électricien - FCR - CGT - Saint Gilles (Belgique) - Bois Colombes (Hauts-de-Seine)
Article mis en ligne le 17 mai 2010
Dernière modification le 15 octobre 2018

par R.D.

Ancien disciplinaire, Arcole Vauloup « 1m69, cheveux chatains, yeux gris » qui avait pour compagne Berthe Chanson, était qualifié par la police « d’anarchiste antimilitariste dangereux ». Le 20 janvier 1894 il avait été condamné à deux mois de prison pour vol. Il fut à nouveau condamné le 20 juilet 1896 à huit jours de prison pour « outrage ».

Signataire en 1907 de l’affiche antimilitariste Aux soldats il bénéficia d’un non lieu.
Après les évènements de Draveil-Villeneuve en 1908, il s’était réfugié en Belgique où il entretenait des relations suivies avec tous les militants connus de l’agglomération bruxelloise. Selon la police locale il faisait de la propagande anarchiste à Saint-Gilles, faisait circuler des listes de souscription en vue de publier un journal anarchiste et était en correspondance avec Clement et Le Du du syndicat du bâtiment de Paris à qui de Bruxelles il aurait « envoyé des brochures contenant des formules d’explosifs ».

En 1911 il était domicilié 11 rue Marie Laure à Bois Colombes et était membre de la Fédération Communiste Révolutionnaire (FCR) et, depuis mai 1910 le trésorier du Groupe des libérés des bagnes militaires dont E. Aubin était le secrétaire. Il se faisait adresser sa correspondance chez Audry (6 bv Magenta, Paris). Il était également membre du syndicat CGT des monteurs électriciens dont il sera nommé secrétaire puis délégué à l’Union des syndicats de la Seine.

En 1912 il fut le gérant du journal Le Cri du Soldat (Paris, 3 numéros du 1er septembre au 25 novembre 1912) dont le principal rédacteur était Emile Aubin et dont le but était « de semer dans les masses populaires la haine de l’armée…et nous ne cesserons le feu que lorsque avec la classe ouvrière en marche vers son émancipation intégrale, nous aurons flanqué définitivement par terre la Bastille militaire qui depuis des siècles opprime l’humanité » (cf. n°1).
Inculpé dans le cadre de la « 2e affaire du Sou du soldat » (voir Jean-Louis Thuillier), il comparut devant les assises de la Seine les 25 et 26 novembre 1912. Lui et ses 18 co-inculpés furent condamnés à trois mois d’emprisonnement et 100 francs d’amende.

Tuberculeux et réformé n°2 en octobre 1915, il ne fut pas mobilisé lors de la Première guerre mondiale et fit membre du Comité pour la reprise des relations internationales (CRRI) opposé à la guerre. Il demeurait alors 65 rue de la Chapelle à Saint Ouen. A l’été 1917, au nom du syndicat des monteurs électriciens et suite à l’arrestation de Trotski, il fut le signataire d’un appel à la défense des "socialistes maximalistes".

Arcole Vauloup est décédé en mars 1920 à l’hôpital Lariboisière.


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