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Dictionnaire international des militants anarchistes
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KHANIFAR, Gérard, Ali
Né le 10 août 1950 – mort le 21 février 1997 - Ouvrier - ORA – FA – CNTF – Clermont Ferrand (Puy-de-Dôme)
Article mis en ligne le 21 avril 2008
Dernière modification le 22 juillet 2011

par R.D.

D’origine nord-africaine, Gérard Ali Khanifar avait été scolarisé à Clermont-Ferrand dans les écoles organisées par l’entreprise Michelin et dont il gardait le souvenir d’humiliations et racisme. Ouvrier chez Michelin, il devint anarchiste lors des évènements de mai 1968 auxquels il participa activement. Il adhéra ensuite à l’Organisation Révolutionnaire Anarchiste (ORA) et participa dans les années 1970 à divers mouvements de soutien et solidarité aux militants anarchistes espagnols et portugais en lutte ce qui lui valut plusieurs emprisonnements. Sa participation aux mouvements de grève entraîna son licenciement de chez Michelin et sa mise sur « liste noire » par de nombreux patrons de la région. Dans les années 1980-90, Gérard Khanifar, qui avait adhéré à la CNTF dont il fut le secrétaire de la région Auvergne, fut très actif lors de mouvements de solidarité avec les mineurs britaniques (1984-85), lors des grandes grèves de décembre 1995 et dans l’organisation des mouvements de chômeurs. Lors d’un recensement national, il avait refusé de répondre aux questions ce qui lui avait valut d’être poursuivi en justice. En 1994 il avait énormément aidé lors de la formation à Clermont-Ferrand du groupe Spartacus adhérent à la Fédération Anarchiste.

Autodidacte doté seulement du certificat d’études, Gérard Khanifar avait été diplômé en 1993 à l’Ecole des Hautes Etudes (Sciences sociales) pour son travail « Pour une lecture contemporaine de Bakounine ». Il avait consacré son DEA à Henri Terrenoire, un militant libertaire du département de l’Allier (Bourbonnais) et était un des correspondants du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier fondé par J. Maitron.

Gérard Ali Khanifar est décédé à Crevant-Laveine le 21 février 1997. Ses cendres ont été dispersées au Mur des fédérés au cimetière du Père Lachaise.

Ce décès prématuré ne permit pas les corrections et les mises au point définitives du DEA consultable au Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA) de Marseille.

Oeuvre : - Une adhésion à une pensée libertaire : le parcours d’Henri Terrenoire (Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand, 1994).


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