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Dictionnaire international des militants anarchistes
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QUILLARD, Pierre
Né à Paris le 14 juillet 1864 - mort le 4 février 1912 ; - Poète, publiciste - Paris
Article mis en ligne le 8 novembre 2015
dernière modification le 10 mars 2017

par ps
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Pierre Quillard fut secrétaire de la Ligue des Droits de l’Homme et sympathisa avec les idées anarchistes. Il collabora aux Entretiens politiques et littéraires, anarchistes en 1892 et à l’En-Dehors (1891-1893) de Zo d’Axa.

De 1893 à 1896, il vécut à Constantinople où il enseignait au lycée arménien, puis il suivit la guerre gréco-turque comme correspondant de L’Illustration. De retour à Paris, il plaida la cause du peuple arménien persécuté dans de nombreux meetings et fonda la revue Pro Armenia dont le siège était, 17, rue Cujas. En 1897 il figura également au bureau de réunions tenues par le groupe Les Iconoclastes dont l’animateur était Janvion.

Ami de Bernard Lazare, il prit fait et cause pour Dreyfus et collabora au Journal du Peuple de Sébastien Faure (1899) puis aux Temps nouveaux de Jean Grave, fondés en 1895 ; il traduisit des textes du grec pour la revue et écrivit notamment dans le numéro spécial du 8 juillet 1910, un texte intitulé Meure Biribi. En 1899, il avait inauguré avec Jean Grave une école libertaire pour adultes (voir Janvion) , salle des Sociétés savantes, rue Servente, puis rue Titon, dont la séance inaugurale eut lieu début février 1899. Il collabora aussi à la revue du même nom.

Dans l’Almanach de la Révolution pour 1905, de Paul Delesalle, il publia un texte sur l’Arménie. Il s’éleva dans La Bataille syndicaliste (n° 1, 27 avril 1911) contre les lois scélérates votées au temps des attentats anarchistes (1893-1894). Dans L’Anarchie par la littérature (1902), il avait déjà écrit : « Il faut avouer que l’explosion de quelques bombes de dynamite frappe de terreur les esprits vulgaires. Mais cet affolement de surprise dure peu […]. Au contraire la puissance destructrice d’un poème ne se disperse pas d’un seul coup : elle est permanente et sa déflagration certaine et continue ; et Shakespeare ou Eschyle préparent aussi infailliblement que les plus hardis compagnons anarchistes l’écroulement du vieux monde. »

Lorsqu’il mourut le 4 février 1912 à Neuilly, P. Monatte écrivit dans La Vie ouvrière : " La classe ouvrière perd en lui l’un des rares intellectuels qui, sans rien lui demander non plus qu’aux pouvoirs, font ce qu’ils peuvent et restent droits. "

P.S. :

Sources : Larousse du XXe siècle. — Les Temps Nouveaux, 8-14 décembre 1900. — La Vie ouvrière, 20 février 1912. — Les Hommes du Jour, n° 212, 10 février 1912. — Quelques lettres déposées à l’IFHS (fonds Jean Grave). — René Bianco, "Un siècle de presse…", op. cit. — Bollettino Archivio G. Pinelli 15, Milan, 2000.= Notice de J. Maitron complétée par M. Enckell in Maitron en ligne// Le Père Peinard, année 1899 // APpo BA 1497 //


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