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Dictionnaire international des militants anarchistes
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BARTHELOT, Etienne
Mineur – France – Pennsylvanie (USA)
Article mis en ligne le 8 juin 2013
dernière modification le 27 juin 2014

par ps
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Emigré aux Etats Unis, Etienne Barthelot travaillait comme mineur en Pennsylvanie où il résidait à Calamity. Militant anarchiste actif il souscrivait en 1886 à l’hebdomadaire La Torpille (Newfoudland, novembre 1885- février 1887) qui avait été fondé par des réfugiés de la Commune dont Dardelle, Delahaye et Jules Joffrin et était administré par Edouard David. Sous-titré « dédié aux travailleurs de langue française au Canada et aux Etats Unis  » puis « Consacrée à la Revendication des Droits du travailleur et à la lutte contre les iniquités sociales », ce fut d’abord l’organe de la Société communiste de New York puis celui du mouvement anarchiste.

Entre septembre 1886 et septembre 1887, il correspondit régulièrement avec Le Révolté de Jean Grave à qui il fit parvenir à plusieurs reprises des sommes d’argent collectées auprès des mineurs de Coal Bluff (Pennsylvanie).

Barthelot qui était en contact avec Louis Goaziou et qui en janvier 1889 avait envoyé une souscription au journal Le Réveil des Masses (New York, Janvier 1888 à juin 1890 ?, au moins 13 numéros) bulletin communiste anarchiste administré par Edouard David et qui avait succédé à La Torpille, devint le dépositaire à Shaness (Pennsylvanie) du Réveil des mineurs (Hastings, novembre 1890 à septembre 1893, au moins 51 numéros) dont le rédacteur principal et l’animateur était Louis Goaziou.

Berthelot travailla dans les diverses mines de Pennsylvanie dont Shannes, Six Miles Ferry, Hope Church où en 1896 il logea Goaziou lors d’une tournée de propagande, Bellevernon, etc. En mars 1897 il se prononça publiquement en faveur de l’action violente et se démarqua des positions plus réformistes de Goaziou. Début 1898 il était à Pittsburg (Pennsylvanie) toujours anarchiste et membre de la Colonie de Carnegie. Il collabora également au journal La Tribune libre (Charleroi, 1869-1900).

En 1900, lors de la mort de diphtérie de son fils âgé de 11 ans, Barthelot demanda à L. Goaziou de faire le discours au cimetière.

En 1901, toujours anarchiste, il fut l’un des premiers abonnés à l’organe socialiste L’Union des travailleurs (Charleroi, mars 1901-1916) publié par Goaziou à qui il écrivit pour protester contre son article dénonçant l’attentat commis par Bresci contre le Roi d’Italie. Toutefois début 1903 Berthelot rejoignit la section socialiste de Charleroi et après avoir quitté la mine devint l’un des animateurs de la Fédération de langue française du Parti socialiste américain (vois sa notice complète dans « La Sociale en Amérique).

P.S. :

Sources : M. Cordillot « La Sociale en Amérique… », op. cit.// R. Bianco, R. Creagh & N. Riffaut Perrot « Quand le coq rouge chantera.. », op. cit.//


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