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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CLIMENT PONS, Emilio
Né en 1899 à Barcelone -mort le 1 mai 1982 - Ouvrier menuisier - FAI- -SIA - CNT - Barcelone (Catalogne) - Oran (Algérie) – Montauban (Tarn-et-Garonne)
Article mis en ligne le 21 janvier 2007
Dernière modification le 16 décembre 2014

par R.D.

Dès l’enfance Emilio Climent PONS avait dû gagner son pain avec une charrette de chiffonier dans les rues de Barcelone, puis avait exercé divers petits métiers. En 1917 il était garçon de café et avait été surnommé "le bolchévique" pour son enthousiasme pour la révolution russe dont il dénonça très vite le tournant autoritaire. Ouis il devint artisan, fabricant de poupées.

C’est vers 1920 qu’Emilio Climent avait adhéré au syndicat du bois à Barcelone. En 1926 il fondait l’Athénée libertaire du quartier de Clot qu’il présidera jusqu’en 1928, année où il était emprisonné avec l’ensemble des responsables de l’ateneo. Libéré après la chute de Primo de Rivera, il réorganisait l’Ateneo et devenait l’un des organisateurs du groupe Sol y vida, adhérent à la Fédération Anarchiste Ibérique (FAI). C’est à l’Ateneo que furent éduqués ses enfants Floreal et Germinal.
Dans les années 1930 il fondait une petite entreprise de fabrication de jouets.

Pendant la révolution il a participé à l’organisation de la socialisation de l’industrie du bois et plus particulièrement de la branche du jouet dont il était un expert. Il était parti ensuite comme milicien dans le 5° Bataillon où il allait combattre jusqu’à la fin de la guerre. En février 1939 il a été interné en France dans les camps d’Argelès, St Cyprien puis au Vernet d’où il fut déporté en Afrique du Nord et interné dans un camp. Après le débarquement allié en Afrique du nord, il se retrouva sans le sou dans un bidonville d’Oran et recommença pour survivre à faire des poupées mauresques , aux visages peints avec minutie et aux vrais cheveux rachetés chez les coiffeurs de la ville.

Après la Libération il s’était installé à Oran où il allait être l’un des organisateurs du Mouvement Libertaire Espagnol (MLE) et dont il sera nommé secrétaire pour l’Afrique du nord. Il participait également aux activités de SIA. Il y fut rejoint par sa compagne et l’un de ses fils, l’autre étant en prison en Espagne.

Resté en Algérie après l’indépendance, Emilio Climent rentra en France en 1970 et s’installéa à Montauban où il militera à la FL de la CNT jusqu’à son décès survenu dans cette ville le 1er mai 1982.


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