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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CLARENSON, Jules, Alexandre, Gabriel "Albert PUIS" ; FOURNIL ; Le BARON" ; AUDIERNE" ; "CANET"
Né le 31 janvier 1867 à Saintes – mort le 19 juillet 1927 - Bordeaux (Gironde) – Marseille (Bouches-du-Rhône) – Paris – Guyane
Article mis en ligne le 29 octobre 2012
Dernière modification le 20 août 2018

par R.D.
Jules Clarenson

Militant anarchiste illégaliste, Jules Clarenson (parfois orthographié Clarençon) , après avoir été condamné en décembre 1884 à 3 ans de prison pour "vol et tentative d’homicide", fréquenta à sa sortie de prison en avril 1886 d’abord les milieux libertaires de Bordeaux. Il fut ensuite membre d’une bande de cambrioleurs écumant les Landes et la Dordogne ce qui lui valut d’être arrêté. Evadé le 27 octobre 1887 lors d’un transfert au Palais de justice de Bordeaux, il gagna Marseille où il fut interpellé en flagrant délit de vol et après avoir blessé un agent d’un coup de revolver ; il fut condamné le 4 avril (ou août ?) 1890 à Aix à 3 ans de prison pour un "vol". En septembre 1891 il était transféré dans un asile d’Aix en Provence où il simula vraisemblablement une maladie mentale.

En mars 1892, à Bordeaux, il fut impliqué dans une affaire de possession de dynamite, avant de bénéficier d’un non lieu, les 6 bâtons de dynamite ayant été trouvés dans une cave contigüe à celle de Clarenson. Déclaré irresponsable par les médecins de Bordeaux, il fut interné le 13 mai à l’asile de Cadillac dont il parvint à s’évader le 22 août. Il gagna alors Marseille où il fréquenta les milieux anarchistes et y rencontra sans doute Alexandre Jacob dont il allait devenir membre de son groupe de voleurs anarchistes Les travailleurs de la nuit.

En mars 1893, selon la police, il était allé avec deux camarades à Langon (Gironde) pour y aider les compagnons. Au cours d’une réunion il y aurait eu une rixe où Clarenson et ses camarades auraient blessé plusieurs compagnons - dont l’un serait mort - à coups de revolver ; la police avait trouvé une sacoche de fausses clés et de pinces. Le juge d’instruction de Bazas avait alors délivré un mandat d’arrêt au nom de Clarenson pour "tentative de meurtre et vols qualifiés". Il se serait alors réfugié à Marseille où toujours selon la police, il aurait été l’un des responsables du journal L’Agitateur.

En septembre 1896, alors qu’il était en détention à Montpellier où il avait été arrêté le 16 avril précédent en flagrant délit de "vol" et avoir tiré sur les agents et blessé une personne qui tentait de l’empêcher de s’enfuir , il avait revendiqué être l’auteur des attentats commis en février 1894 par Pauwels à Paris, avant finalement de se rétracter en novembre suivant. Il bénéficia alors d’un non lieu pour l’inculpation "d’homicide volontaire,, destruction d’habitation par substance explosive et tentative". Lors de sa rétractation il avait expliqué avoir revendiqué ces attentats pour être envoyé à l’échafaud et, au juge d’instruction qui lui demandait le pourquoi de ce désir de peine de mort, il avait répondu : "Parce qu’il le faut, parce que j’ai accompli ma mission sur terre et que je dois mourir sur l’échafaud, comme un martyr pour couronner mon oeuvre". Lors de son arrestation il portait des papiers au nom de Fournil, Marius Louis et ce n’est que le 22 avril, après une tentative de se pendre dans sa cellule, qu’il avait avoué sa véritable identité.

Après divers internements et évasions dans le sud de la France, Jules Clarenson monta à Paris où en septembre 1901 sous le nom d’Albert Puis, il demeurait à l’Hôtel de la Clé (5ème arr.) et où avec Alexandre Jacob et Honoré Bonnefoy il prépara le cambriolage le 6 octobre 1901 de la bijouterie Bourdin, 6 rue Quincampoix.

Arrêté en janvier 1902 alors qu’il tentait de négocier un titre de vente à Monte Carlo, Clarenson qui figurait sur l’Etat vert n°3 des anarchistes, fut transféré à Abbeville en 1904 et comparut à Amiens dans le cadre du procès d’Alexandre Jacob et de ses compagnons. Il fut condamné le 22 mars 1905 à 5 ans de travaux forcés et envoyé au bagne de Guyane (matricule 9609) . En 1918 il parvenait à s’évader et à regagner la France où il fut arrêté à Nice et renvoyé au bagne. Le 17 juillet 1927 il s’évadait à nouveau, mais était capturé le 19 et sans doute tué.


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