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Dictionnaire international des militants anarchistes
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COCCIARELLI, Carlo « Arduino ORTEGA »
Né à Ancône le 26 août 1892 - Commerçant en bois – Ancône – France – Belgique – Espagne
Article mis en ligne le 22 septembre 2011
Dernière modification le 14 août 2014

par R.D.

C’est dès son adolescence que Carlo Cocciarelli avait participé à Falconata (Ancône) où sa famille s’était installée, aux activités du mouvement anarchiste. En 1914 il participait aux manifestations et affrontements de « la semaine rouge ». Après son service militaire, il se fixait à Cagli où, membre des Arditi del popolo, le 28 février 1922 il était blessé au bras gauche lors d’un afrontement avec les fascistes. Accusé de tentative d’assassinat de deux fascistes, il était condamné par contumace à 12 ans de prison par la Cour d’assises de Pesaro, peine dont il sera amnistié en juillet 1925.

Pour éviter l’arrestation Carlo Cocciarelli s’était expatrié d’abord, semble-t-il en URSS, puis en France et en Belgique dont il fut expulsé en 1928. Revenu en France il eut en région parisienne de nombreuses responsabiliités au sein des organisations antifascistes (membre du Comité Amsterdam-Pleyel, Association des combattants franco-italiens, Front unique) qui lui valurent d’être inscrit sur les bulletins de recherches émis par les autorités italiennes. En 1935, pour des raisons sentimentales, il exprimait le désir de retourner en Italie, mais le déclenchement de la la guerre civile en Espagne l’amenait à partir pour y participer et intégrer en septembre 1936 le bataillon Garibaldi des Brigades internationales où, sous le nom de Arduito Ortega, il fut nommé lieutenant d’une compagnie de transmissions. Il participa notamment aux combats du Cerro de los Angeles, de la Casa del campo à Madrid, de Guadalajara, Huesca, Brunete, etc. Le 6 septembre 1937, lors d’une permission à Barcelone, il était arrêté par les staliniens et inculpé avec d’autres compagnons italiens –dont Crespi et Armanetti – « d’espionnage et de désertion ». Suite à une campagne menée par les organisations libertaires et à l’intervention de l’avocat socialiste Alessandro Bocconi, il échappait à une condamnation mais était expulsé d’Espagne en 1938. Toutefois il semblait toujours être emprisonné à Barcelone avec Crespi et Armanetti à l’été 1938.

Installé à Paris, il fut arrêté en avril 1940 et interné dans un camp près de Camp du Moulin (Pas-de-Calais). Le 4 juin 1940 il se présentait au consulat italien de Bruxelles pour y demander un rapatriement en Italie. On ignore ce qu’il est ensuite devenu.


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