logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
BRUNET, Georges « La terreur des bouts de bois » ; "Le Petit menuisier" ; « La Violette » ; « Bouget des dames » ; "GOURNOT"
Né à Paris (XIè) le 27 février 1868 - Menuisier - Paris
Article mis en ligne le 11 août 2011
dernière modification le 11 décembre 2017

par R.D.
logo imprimer

Georges Brunet, qui demeurait 25 rue Stephenson à Paris avait été arrêté le 23 novembre 1887 avec les compagnons Adolphe Guillemard, Jules Leroux, Jules Rousset et Louis Thirion après avoir refusé de payer le restaurateur chez qui ils avaient dîné. Lors de l’audience il déclara : "Nous avions faim et c’est notre droit de manger. Nous avons fait cela pour le principe". Ils furent chacun condamné à 3 mois de prison.

Il y a sans doute identité avec le Brunet qui, en décembre 1887, était le secrétaire de la 18ème section de la Chambre syndicale des hommes de peine, fondée notamment par Leboucher et Louiche.

Fin 1888 il avait constitué un nouveau groupe avec notamment Moucheraud. Il participait également aux réunions du Cercle anarchiste international de la salle Horel et était à cette époque e secrétaire-trésorier d’un groupe d’aide et de soutien aux déserteurs et insoumis et intitulé, semble-t-il Ligue des déserteurs.

Le 15 juin 1889, avec une quarantaine d’autres compagnons - dont Courtois, Leboucher, Riemer, Lucien Laurens, Cabot, Baudoin, Tresse - il avait participé à la première réunion du nouveau groupe La Jeunesse anarchiste de Paris tenue 2 rue des Ecluses Saint Martin et où avait été distribué le manifeste Appel aux jeunes gens (cf. portfolio)..

Il fut candidat abstentionniste aux élections législatives de 1889 lors d’une la campagne menée par Le Père peinard. Suite à l’absence de timbre sur ses affiches il fut condamné à une amende puis, au nom de la contrainte par corps, à une peine de prison et incarcéré à l’automne 1890 à Sainte Pélagie.
Le 15 juin 1890, avec entre autres Gilles, Millet, Cabot, Périn et la femme Piffer, il était allé au siège du journal L’Egalité pour y rosser les rédacteurs auteurs d’un article accusant les anarchistes d’être des mouchards suite à une bagarre entre blanquistes et anarchistes lors d’un meeting à la sale du Commerce. Ils y avaient casse les meubles et les carreaux.

En 1891 il participait avec Martinet et Leboucher à l’organisation de soupes-conférences.

Début 1893, trouvant le chemin de fer trop cher, il inaugurait une tournée de conférences à bicyclette dans la région ouest (Angers, Nantes, Vendôme, Rennes).

Demeurant 71 rue Louis Blanc, il avait été l’objet d’une perquisition en mars 1892 et avait été arrêté le 22 avril 1892, comme de très nombreux compagnons tant à Paris qu’en banlieue et en province, préventivement à la manifestation du 1er mai, et fut poursuivi pour "association de malfaiteurs", puis qui fut de nouveau arrêté début janvier 1894 lors des rafles anti anarchistes suivant l’attentat de Vaillant.

Le 4 juillet 1893 il avait participé avec plusieurs autres compagnons dont Renard, Gibier, Guillemard, Millet et Bichon, aux émeutes au quartier latin suite à la mort d’un étudiant. Le 6 lors d’une nouvelle manifestation , il avait incité au pillage d’une armurerie rue de Rennes où des compagnons s’étaient emparé, semble-t-il, de cartouches et de révolvers.

A l’’été 1893 il projetait de fonder un quotidien anarchiste qui aurait été intitulé Le Réveil international et devait être une tribune libre.

Son adresse, rue Stephenson, figurait sur un carnet de Sébastien Faure saisi à Marseille lors d’une perquisition. Le 4 mars 1894, Georges Brunet fut l’objet d’une perquisition et d’une arrestation. En 1894 son nom figurait sur la liste d’anarchistes établie par la police des chemins de fer pour « surveillance spéciale aux frontières ».

Selon le rapport d’un indicateur daté du 26 août 1897, il aurait fait partie du groupe Montmartrois Les tapageurs formé en opposition à la bibliothèque du 18ème organisée par Pouget accusé par les individualistes d’être devenu un bourgeois comme Sébastien Faure.

Il y a sans doute identité avec Brunet qui en 1889 était membre de la Commission de secours aux failles et détenus politiques dont le secrétaire était B. Morel et le trésorier G. Cabot.

P.S. :

Sources : C. Malato & Gegout « Prison fin de siècle (Charpentier & Fasquelle, 1891)// Fichier Bertillon// La Révolte, 3 décembre 1887, janvier 1889// Le Père Peinard, année 1890, 8 mai 1892, année 1893 // APpo BA 75, BA 77, BA 78, BA 1497, BA 1500, BA 1506, BA 1508 // Le Temps, 23 avril 1892 // Arc. Nat. F7/12506, F7/12507, F7/12508 //


Téléchargements Fichier à télécharger :
  • Appel aux jeunes gens (1889)
  • 317.7 ko / JPEG

Dans la même rubrique

0 | 5

BRACKE, Louis,, Alphonse
le 18 octobre 2018
par R.D.
BRETON, Louis
le 13 août 2018
par R.D.
BRETON, Jean, Auguste
le 13 août 2018
par R.D. ,
Dominique Petit
BRUIN
le 13 mai 2018
par R.D.
BRUNIA, Pierre
le 10 avril 2018
par R.D. ,
Anne Steiner
Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.10