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DIMA-6622

ACEBAL PÉREZ, Avelino

Né le 19 décembre 1894 à Jove-Gijon (Asturies) — Marin — CNT — Asturies — Russie

 
Avelino Acebal Perez

Marin de commerce et militant de la CNT, Avelino Acebal Pérez avait navigué sur toutes les mers du monde. En juillet 1936, il se trouvait à Gijon où il participait aux combats contre le coup d’État franquiste. Puis il embarquait sur le cargo Inoncencio Figaredo qui pour le compte de la République faisait la navette entre les ports républicains de l’Espagne et les ports soviétiques de la Mer noire. Il fut ensuite affecté sur le vapeur Cabo San Agustin. Á la fin 1938, le bateau se trouvait à Odessa où les autorités soviétiques l’empêchèrent de repartir pour l’Espagne. La grande majorité de ces marins refusa de travailler dans les usines soviétiques et demandèrent à émigrer vers la France, le Mexique, le Chili ou l’Argentine, mais se virent refuser tout visa et subirent de nombreuses pressions pour s’intégrer à l’économie soviétique.

Equipage du Cabo San Augustin déportés à Karaganda (carte postale de la FEDIP)

En juin 1941, Avelino Acebal Pérez fut arrêté par le NKVD avec l’ensemble de l’équipage du Cabo San Agustin dont Antonio Achauri, Pedro Armesto Saco (UGT), Angel Castaña Ochoa (CNT), José Castañeda Ochoa (CNT), Juan Castro Lopez (CNT), Juan Conesa Castillo (CNT), Manuel Davila Eiras (CNT), Manuel Dopico, José Fernandez Serrano, Vicente Garcia Martinez (UGT), José Garcia Gómez (CNT), Juan Gómez Mariño (UGT), Francisco Gonzalez, Antonio Leira Carpenti (CNT), Pedro Llompart Bennasar (UGT), José Lopez Gonzalez (CNT), Francisco Mercader Saavedra (CNT), Pascual Pastor Juston (CNT), José Perez Pérez (CNT), Enrique Piñeiro Díaz (CNT), Secundino Rodriguez de la Fuente (Izquierda republicana), Candido Ruiz Mesa (CNT), Ramón Sanchez Gómez (UGT) et Ramón Santamaria Garcia (CNT).

D’autres marins républicains d’autres navires étaient également arrêtés. Tous étaient emprisonnés à Odessa puis déportés bers la Yakoutie, d’où, en novembre 1942, les survivants étaient déportés au camp de concentration 99 de Karaganda (Kazakhstan) où ils y retrouvaient une trentaine de pilotes républicains espagnols qui avaient été envoyés en Russie pour y suivre des stages. En 1945, il y avait encore une soixantaine d’espagnols détenus dans ce camp.

À partir de 1947, à l’initiative de la Fédération espagnole des déportés et internés politiques (FEDIP) et de son secrétaire José Ester Borras, commençait en France une campagne internationale qui sera relayée par le mouvement libertaire et l’ensemble des organisations politiques et syndicales espagnoles en exil, à l’exception des communistes et de leurs organisations satellites. Cette campagne finira par aboutir au début des années 1950 à la libération et à l’expulsion d’URSS des républicains espagnols encore vivants, dont Avelino Acebal Pérez, du camp de Karaganda… Ultime preuve du cynisme des autorités soviétiques, ces antifascistes furent rapatriés avec plusieurs centaines d’anciens membres de la division Azul envoyée en URSS par Franco pour combattre aux cotés des troupes hitlériennes.


Sources : Notes de Daniel “Rolf” Dupuy. — IISG, Amsredfam Archivos de la Federación española de deportados e internados politicos. —