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Dictionnaire international des militants anarchistes
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Né le 23 décembre 1894 à Mezzano Inferiore (Parme) – mort en détention en décembre 1939
BELLINI, Mario
Mineur ; maçon - Parme – Barcelone (Catalogne) – Toulon (Var)
Article mis en ligne le 1er février 2010

par R.D.
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Mario Bellini

Mario Bellini, qui avait pedu l’œil droit en 1911, avait été condamné le 7 septembre 1914 à Parme à quinze jours de prison pour « outrages ». Pendant la guerre il était signalé par la police comme étant en Suisse, en Allemagne puis en France où il restait jusqu’à la fin 1919. Rentré en Italie, il s’installait à Palanzano (Parme) où il allait déployer une intense activité dans le domaine syndical.

Poursuivi pour avoir empêché des jaunes de pénétrer dans une usine, il se réfugiait en France en septembre 1921, après avoir été l’objet d’un mandat d’arrêt après un échange de coups de feu avec les carabiniers à Selvanizza. Installé d’abors à Breuil près de Nice, il travaillait jusqu’en octobre 1922 sur la voie ferrée Nice-Cuni, puis allait en 1923 à Toulon où il adhérait à la Bourse du travail et où il allait travailler sur divers chantiers. Très lié au militant anarchiste Gaetano Lorenzo Berti, il participait régulièrement aux réunions anarchistes et aux manifestations en faveur de Sacco et Vanzetti.

En septembre 1927, il rentrait en Italie avec sa famille, ses beaux-parents étant menacés par les fascistes. Aussitôt arrêté, il était emprisonné pendant trois mois puis condamné à cinq ans de relégation aux îles Lipari. Pendant son internement, sa femme rentrait en France où ele se mettait en ménage avec un français. Libéré le 28 septembre 1932, il fut l’objet de diverses persécutions et arrestations (juin 1934) et tenta à plusieurs reprises sans succès de passer en France.

Après avoir obtenu le 9 août 1934 un visa de tourisme de 3 mois, il passait en France, regagnait Toulon où, sans papier, il allait rester jusqu’à l’été 1936. Il renouait avec les compagnons, notamment avec Gaetano Lorenzo Berti et entrait en relation avec F. Barbieri et Romualdo Del Papa.

Dès le déclenchelent du coup d’état franquiste en Espagne, ilgagnait Perpignan en taxi, puis Barcelone en train et s’intégrait à la colonne Durruti puis à la Colonne Ortiz. Après avoir combattu en Aragon et avoir été donné comme mort lors des combats d’octobre 1936 à Farlette et Perdiguerras, il bénéficiait en novembre d’une permission de huit jours qu’il passait à Toulon avant de revenir en Espagne. Le 1er juillet 1937 il intégrait un bataillon de dynamiteurs et rejoignait le premier Bataillon à Valence. Lors de l’avancée franquiste sur Tortosa, son unité, qui avait fait sauter ponts, toutes et voies ferrées, fut décimée. Après avoir obtenu une permission de 10 jours, il partit pour Barcelone avec les survivants du Bataillon. Versé dans le troisième Bataillon de dynamiteurs, il était envoyé à la frontière française pour y miner routes et ponts. Evacué le 22 octobre 1938 sur le village de Cardedeu, près de Granollers, il passait devant une Commision de contrôle internationale et le 22 décembre 1938 rentrait en France par Cerbère.

Après avoir séjourné à Perpignan, Carcassonne, Narbonne et Béziers et n’y trouvant pas de travail, il rentrait à Toulon le 8 février 1939 où il résidait chez un ami, 22 rue de l’Etoile et recevait de l’aide du Comité Franco-espagnol. Le 15 mars, après que le Préfet ait demandé son internement au camp de Rieucros (Lozère), il fit une demande d’autorisation de rester en France et une carte d’identité d’étranger. Arrêté à la fin de l’année il était interné au Fort Sainte-Catherine de Toulon où il décédait en décembre 1939, victime selon sa famille et d’autres prisonniers de mauvais traitements. Mario Bellini était le père de deux enfants.

P.S. :

Dizionario biografico degli anarchici…, op. cit. (Notice de F. Bucci, C. Gregori & M. Lenzerini) // AD Var 159W853// Informations & documents transmis par les Gimenologues (janvier 2010//


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