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Dictionnaire international des militants anarchistes
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MAHE, Anna, Marie-Rose
Née à Bourganeuf-en-Retz le 31 juillet 1881 – morte le 8 novembre 1960 - Institutrice ; comptable - Paris - Robinson (Hauts-de-Seine)
Article mis en ligne le 27 mai 2008
dernière modification le 11 juillet 2018

par R.D.
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Anna Mahé, qui avait sans doute suivi la formation de l’école normale de Nantes, fut avec sa sœur Armandine la compagne d’Albert Joseph dit Albert Libertad. Elle a consacré une grande partie de ses activités militantes à la réforme de « l’ortografe » et collabora avant la première guerre mondiale avec des articles en « ortografe simplifiée » à plusieurs titres de la presse libertaire dont Le Libertaire (1904), l’hebdomadaire L’anarchie (1905-1914) dont sa sœur Amandine et Libertad étaient les responsables, La Cravache (Reims, 1906-1913) de Charles Dhooghe, Germinal (Amiens, 1904-1914), L’Ordre (Limoges, 1905-1907) et Terre et Liberté (Saint Cyr les Colons, 1905-1906) d’Adolphe Dubord.

En 1906-1907, elle s’occupa plus particulièrement du groupe Les amis libres chargé d’organiser tus les étés des vacances populaires à Chatelaillon (Charente Maritime) chez le compagnon Brunia (voir ce nom).

Suite à une bagarre survenue à l’été 1908 au siège des causeries populaires entre un certain Bernard et Libertad, elle rompit avec ce dernier et tenta avec Henri Martin Japonet de récupérer le matériel d’imprimerie qui se trouvait dans le local. Quelques mois plus tard, tout comme H. Martin, elle faisait savoir dans la presse libertaire qu’elle n’avait plus aucun lien avec le journal L’anarchie.

En 1909 elle participait, avec notamment Goldsky, Charles Malato et Eugène Peronnet au nouvel organe anarchiste révolutionnaire Les révoltés (Paris, 2 numéros, 25 septembre et novembre 1909) fondé par Georges Durupt et Pierre Ruff et dont le gérant était René Dolié.

L’année suivante Anna Mahé travaillait comme comptable à l’imprimerie communiste L’Espérance, rue de Steinkerque, et était membre de la rédaction du Libertaire. Elle était alors la compagne d’André De Blasiis avec lequel elle vivait 34 rue de Freny à Asnières. En octobre 1910, suite à l’article antimilitariste Conseils d’une mère à son fils publié par Le Libertaire (2 octobre), elle fut emprisonnée. Traduite devant la cour d’assises de la Seine le 24 février 1911 avec Dulac le gérant du Libertaire, elle fut acquittée.

Lors de l’affaire de la Bande à Bonnot et suite à une dénonciation, le couple fut l’objet d’une perquisition au cours de laquelle la police trouva les papiers de Lacombe et une machine à écrire volée ; ce qui valut à De Bläsus d’être condamné à 6 mois de prison pour "vol".

Vers 1916 ou 1917, elle avait épousé au Pays Basques Pierre Miremont Georges. En 1917 un des courriers envoyés par son beau frère Henri Martin Japonet fut intercepté par la censure et lui valut une enquête du commissaire spécial de Bayonne, semble-t-il sans résultat.

Elle fut rayée du Carnet B de la Seine lors de la révision de 1922.

Anna Mahé, qui était domiciliée chez sa sœur Armandine à Colombes, est décédée le 8 novembre 1960 à Clichy et a été enterrée au Père Lachaise.

Oeuvre : - L’hérédité et l’éducation (Ed. de L’anarchie, 1908, 61 p. ; en ortografe simplifiée et édité en espagnol en 1911 sous le titre "La herencia y la educacion") ; - Vers la vie (pièce de théâtre, 1908).

P.S. :

Sources : Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier…, op. cit. // R. Bianco "Un siècle de presse...", op. cit. // L’Idée libre, janvier 1961// Notes D. Dupuy// Le Libertaire, 25 février 1911// L’anarchie, 1905-1907 // Notes de Michel Chevance //


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