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Dictionnaire international des militants anarchistes
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GONZALEZ GIL, Ildefonso « Gregorio QUINTANA »
Né à Las Cabañas de Castilla (Palencia) le 15 septembre 1909 – mort le 27 octobre 1989 - Maçon - FAI – MLE – FORA – CNT – Buenos Aires – Montevideo – La Corogne (Galice) – Barcelone (Catalogne) – Bordeaux (Gironde)
Article mis en ligne le 17 septembre 2007
Dernière modification le 10 mars 2016

par R.D.
Ildefonso Gonzalez Gil (Paris 1972)

Emigré en Argentine avec ses parents depuis 1912, Ildefonso Gonzalez Gil avait commencé à travailler dès l’âge de 11 ans comme vendeur de journaux. Apprenti jardinier à l’âge de 15 ans il adhérait à la Fédération Ouvrière de la Régionale Argentine (FORA) où son activisme allait le conduire dès 1925 à subir son premier emprisonnement. Très actif lors de la campagne en faveur de Sacco et Vanzetti en particulier dans les colonnes du journal El Obrero Albañil, il fut à cette époque le secrétaire de l’Athénée ouvrier des quartiers de Boca et Barracas, fonda une bibliothèque et le groupe théâtral Arte y Naturaleza où il cotoya un autre militant de valeur, Benigno Mancebo. Correspondant de La Revista Blanca (Barcelone), il participait également aux groupes de défense qui affrontaient les fascistes de la Ligue Patriotique lors des grandes grèves portuaires.

Après la dissolution de la FORA par la dictature du général Uriburu, il fut emprisonné quelques mois à Villa Devoto en 1930 puis expulsé. En 1931 il était à Montevideo avec entre autres Diego Abad de Santillan et fondait le journal La Tierra tout en assumant le secrétariat de la Commission de Relations Internationales Anarchiste (CRIA). Militant de l’Athénée libre et du centre Ariel, il était également le responsable de l’université populaire de la capitale uruguayenne.

Expulsé en 1933, il arrivait à La Corogne en novembre puis gagnait Barcelone où il adhérait au groupe de la FAI Nervio et où dès janvier 1934 il remplaçait José Peirats au secrétariat de la fédération locale des groupes anarchistes (FAI), devenait le directeur du journal FAI (1933-1934) et collaborait à Tierra y Libertad. Lors de la révolution d’octobre 1934 il regagnait La Corogne où il devenait le secrétaire de défense de la CNT Galicienne, dirigeait sous le nom de Gregorio Quintana le bi-mensuel anarchiste Brazo y Cerebro (1er mai 1935 à 18 juillet 1936) tout en continuant à travailler comme maçon.

En février 1936 il revenait à Barcelone et assumait alors le vice secrétariat de la FAI catalane tout en travaillant dans une fabrique de bière où il était délégué syndical de la CNT. Lors du soulèvement franquiste de juillet 1936 il participait à l’assaut de la caserne San Andrés et à des tâches organisationnelles dans le quartier de Horta. Opposé à la formation des patrouilles de contrôle qu’il qualifiât de « police cénétiste », il s’enrôlait dans la Batterie Sacco-Vanzetti et combattait dans les milices confédérales jusqu’à la militarisation à laquelle il était opposé. A partir de 1937 il a travaillé dans une usine de Barcelone jusqu’à la retirada de février 1939 où il passait en France et était interné au camp de Septfonds. Envoyé dans une compagnie de travailleurs, il s’en évadait pendant l’occupation pour se joindre à la résistance.

Ildefonso Gonzalez Gil

A la libération il s’installait à Bordeaux où il allait développer une intense activité anarchiste. Fondateur du groupe éditeur Tierra y Libertad (Bordeaux), il fondait en 1945 avec Felipe Alaiz la revue Impulso destinée à défendre les lignes les plus classiques de l’anarchisme face aux déviations réformistes. Comptant parmi les responsables du SPRI (Secrétariat provisoire aux relations internationales) il fut désigné responsable de la Commission de Relations Internationale Anarchiste (CRIA) formée lors de la conférence tenue à Paris en 1947. Il fut l’un des organisateurs du congrès de la FAI en exil en 1949 et devint le responsable de la section bibliographique, des éditions et des archives de la CRIA. Il allait jouer dans ces années 1940-1950 un très grand rôle dans la diffusion des idéaux anarchistes au niveau international. Dans les années 1950 il était membre du groupe de la FAI Nervioi dont faisaient également partie José Arolas, Juan Ferrer et Diego Camacho Escamez.

En 1967, il représenta la FORU (Uruguay) lors du congrès de l’AIT tenu à Bordeaux.

Entré en conflit avec les responsables du MLE en exil, il était exclu de la FAI et adhérait à la tendance publiant le journal Frente Libertario. En 1974 il participait à la conférence annuelle tenue par cette tendance à Narbonne. Après avoir restreint ses activités suite à une paralysie, mais tout en restant fidéle à ses idéaux, Ildefonso Gonzalez Gil décédait à Paris (ou Bordeaux ?) le 27 octobre 1989.

Sous de nombreux pseudonymes – dont Sacha Yegulef, Enrique Castañeda, Ion, Alceste, Osnofdelig, Ildeion, etc…- Ildefonso Gonzalez Gil a collaboré, outre ceux cités ci-dessus, à un très grand nombre de titres de la presse libertaire internationale dont : Cenit, Esfuerzo, Frente Libertario, Solidaridad Obrera (Paris), Tierra y Libertad (Mexico), Umbral, Voluntad (Montevideo), Bulletin du SPRI puis de la CRIA et L’Internazionale Il a été également la cheville ouvrière du bulletin Material de discusion para los militantes de la CNT de España oublié en Grande Bretagne (Brighton, 1945-1946).

Œuvres : - Il Movimento libertario spagniolo (Naples, 1955) et divers essais sur le journal La Protesta, la FAI et une biographie d’Ugo Fedeli.


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