Dictionnaire international des militants anarchistes
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GIRARDIN, Georges
Né vers 1905 - Plombier - UA - Paris 5
Article mis en ligne le 9 août 2007
dernière modification le 7 septembre 2023

par R.D.

Frère de Jean (voir ce nom), Georges Girardin, plombier, militant anarchiste, avait été autorisé au printemps 1930 à rendre visite à la prison de la Santé à Jean Ribeyron "détenu politique" de l’UACR. Début 1931 il était le trésorier du Comité des parents et amis des détenus miitaires du Cherche Midi, dont P. Odéon était le secrétaire.

Il fut gérant du Libertaire de mai 1935 à mars 1937 où après avoir été inculpé le 22 mars de “provocation directe aux crimes et délits de conscience” il était remplacé par André Garnier ; dans un article publié dans le numéro spécial du dimanche 21 mars faisant suite à la manifestation organisée par le PSF du colonel de La Rocque et où il y avait eu 7 morts et 300 blessés, il avait écrit : “Par tous les moyens il faut fermer la gueule à ces chiens fascistes”. En 1935 il était le secrétaire du groupe de l’Union Anarchiste (UA) de Paris 5-13e arrondissements, demeurait 79 rue du Cardinal Lemoine à Paris 5e et figurait sur la liste de vérifications de domiciles d’anarchistes. Il assurait en outre la gérance du Libertaire dont Frémon était l’administrateur.

Il partit combattre en Espagne : en août 1936 il était membre de la Commission française de Barcelone avec Dupoux et D. Prudhommeaux puis il s’engageait dans le groupe international de la Colonne Durruti. Il fut dénoncé comme « indésirable » au nom du groupe international de la colonne Durruti, le 8 novembre 1936, dans une lettre signée par Mohamed Sail et E. Defeche, adressée à Adrien Périssaguet et publiée dans le Combat Syndicaliste du 20 novembre 1936. Il fut ensuite exclu de la colonne.

A la libération il était le directeur technique du journal L’Homme et la vie (Paris, au moins 4 numéros de février à mai 1946) dont le directeur était Manuel Devaldés et le gérant Jean Serru ; ce journal, sous titré « Organe du mouvement de synthèse culturelle », se proposait de « travailler à la synthèse des diverses doctrines morales et sociales … en étant une tribune libre mise à la disposition de tous les camarades d’avant-garde : anarchistes, individualistes, féministes, syndicalistes, marxistes, malthusiens, naturistes, pacifistes, rationalistes…”.

En 1950 son nom figurait toujours sur la liste des domiciles anarchistes à surveiller avec la mention “recherché”.


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