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Dictionnaire international des militants anarchistes
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FOURNIER, Clément, Alexandre, Henri
Né le 8 mars 1904 à Paris, XVII - mort le 2 mars 1969 - Comptable - UA – FA – LICP – Sartrouville (Yvelines) - Paris – Aubervilliers (Seine-Saint-Denis)
Article mis en ligne le 6 juin 2007
Dernière modification le 9 décembre 2010

par R.D.

Clément Fournier militait à l’Union Anarchiste dont il fut élu secrétaire au congrès de Paris les 20-21 mai 1934. Il militait également au sein de la Ligue Internationale des Combattants de la Paix (LICP) créée en 1931 et dont en 1938 il était le secrétaire de la section de Sartrouville et en février il fit acte de candidature au comité directeur de cette organisation en prévision de son congrès annuel (Arras, 17-18 avril 1938).

Après la guerre il habitait 261 faubourg St Martin, X° (jusqu’en 1958 où il déménageait à Aubervilliers) collaborait au journal de Louis Louvet Ce Qu’il faut Dire (Paris, 60 numéros de décembre 1944 à novembre 1948). Membre du secrétariat provisoire aux relations internationales anarchistes (SPRI), il fut également membre de la Commission des relations internationales anarchistes (CRIA) qui avait été constituée lors de la Conférence anarchiste européenne de mai 1948 à Paris et dont les secrétaires furent André Prudhommeaux et Ildefonso Gonzalez. Le SPRI et la CRIA organisèrent le congrès international de Paris en novembre 1949.

Puis, après la prise de contrôle de la FA, devenue FCL, par les partisans de G. Fontenis, Fournier milita à la Fédération anarchiste (FA) reconstituée autour de Maurice Joyeux lors du congrès tenu les 25-27 décembre 1953 à la salle Marcadet et auquel il participa. Il fut le fondateur du groupe des amitiés internationales - dont firent notamment partie Pierre Blachier, Tomas Ibañez, Marc Prévotel, Elisée Georgev, Gérard Schaafs et Michel Lazarski -, qui deviendra plus tard le Groupe des liaisons internationales (dissous au congrès de Bordeaux de la FA les 13-15 mai 1967) qui le secondait dans ses relations étroites avec des camarades du monde entier. En 1957 il fut nommé trésorier de la FA et assumait à ce titre l’administration du Bulletin intérieur de l’organisation. La secrétaire du comité de relations de la FA était alors Pierette Martinez.

En compagnie d’André Prudhommeaux, il représente la FA au congrès anarchiste international de Londres les 25 juillet-1 août 1958 où fut dissoute la CRIA, remplacée par la Commission internationale anarchiste (CIA) dont Founier fut nommé trésorier. Il avait également assumé la responsabilité du Bulletin de cet organisme CRIA (Paris, au moins 32 numéros de juillet 1950 à l’été 1956) ainsi que du Bulletin de la Commission Internationale pro-Congresso (Paris, au moins 9 numéros de décembre 1954 à mai 1959) tout en assumant le secrétariat aux relations internationales de la FA.

En 1966-67 il était l’administrateur du Bulletin Europeen Des Jeunesses Anarchistes (Paris, 5 numéros d’octobre 1966 à 1967) publié par le Comité de liaison des Jeuneses anarchistes (CLJA) ; le CLJA avait organisé à Paris lors du week-end de Pâques 1967, une rencontre européenne de jeunesses libertaires à laquelle avaient avaient participé des délégués d’Angleterre (7 groupes), Belgique (1 groupe), Espagne (Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires FIJL), France (14 groupes), Hollande (1 groupe), Italie (5 groupes et la FAGI) et Suède (1 groupe).

Il collaborait ensuite aux cotés de Guy Malouvier, aux travaux de préparation du Congrès International Anarchiste qui se tiendra à Carrare en septembre 1968. "L’un de ses derniers projets auquel il avait longtemps travaillé, sans jamais parvenir à le réaliser et dont il entretenait volontiers les camarades qui allaient lui rendre visite dans son petit appartement d’Aubervilliers, était la création d’une revue internationale du mouvement anarchiste" témoignait G. Malouvier qui ajoutait "Son intransigeance, ses propos incisifs, dissimulaient une sensibilité vive, alliée à une lucidité profonde. Ni son âge, ni sa maladie, ni les nombreuses désillusions n’avaient altéré sa volonté libertaire. Il milita jusqu’à ce que son corps le trahisse, jusqu’à ce qu’il dût accepter d’entrer dans la ronde infernale des hôpitaux parisiens". Clément Fournier,décédé à l’hôpital franco musulman de Bobigny le 2 mars 1969, a fait don de son corps à la faculté de médecine de Paris.

Les archives du SPRI & CRIA ont été déposées au CIRA de Lausanne.


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