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Dictionnaire international des militants anarchistes
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FOUQUE, Dominique, Joseph « BAPTISTIN »
Né à Toulon (Var) le 18 mars 1862 - Instituteur ; écrivain public ; marchand de berlingots - Toulon (Var)
Article mis en ligne le 4 juin 2007
Dernière modification le 20 septembre 2015

par R.D.

Ancien membre des cercles ouvriers catholiques devenu anarchiste, Dominique Fouque (parfois orthographié Fouques) dit Baptistin avait été instituteur avant de devenir écrivain public à la Direction de l’artillerie de l’arsenal de Toulon. Au printemps 1886, aidé par les compagnons Anglade et Malaterre ouvriers à l’Arsenal, il avait organisé des souscriptions en faveur des grévistes de Decazeville. Fin mai il fut avec Renoux l’organisateur et le président du meeting tenu par Bordat Salle du Vieux Théâtre, rue Denfert-Rochereau à Toulon, auquel avaient assisté environ 150 personnes. Le 1er juin il présidait le meeting tenu par Bordat à La Seyne qui avait réuni plus de 80 auditeurs dont de nombreux italiens.

Il fut licencié le 7 février 1887, suite à une réunion publique où il avait "invité les citoyens à se porter en masse à la préfecture maritime pour s’emparer de la personne du Préfet et le pendre à l’un des platanes de la Place d’Armes". Il devint alors fabricant et marchand forain de berlingots dans une baraque en plein vent du Boulevard de Strasbourg où travaillait également le compagnon Joseph Mélis, et résidait 19 rue de l’Hôpital. Au début 1890, il allait être avec Henri Nicolas Riemer Vérité l’un des animateurs du groupe libertaire de Toulon. Il anima également de nombreuses réunions publiques à Toulon et dans tout le département du Var notamment avec la participation de Louise Michel, Sébastien Faure et Lucien Weill. Il demeura alors 24 rue du Mûrier et 19 rue Saint Cyprien.

Selon un rapport de police (janvier 1890) Fouque n’était " pas à craindre pour l’ordre public et si ce n’était ses opinions excentriques, on le prendrait pour un bon et paisible bourgeois". Il avait pour compagne Philippine Della.

Au printemps 1890 il fut avec Caneppa, Nahon et Philippot le signataire pour le groupe de Toulon d’un Manifeste pour le 1er Mai. Il tenait également à cette époque un petit débit de boissons, 41 rue des Riaux.

A l’été 1894, diverses circulaires signées de sa main pour le groupe de Toulon, avaient été saisies lors d’une perquisition chez le compagnon Strobel à Alès. Une perquisition à son domicile en août ne donna aucun résultat. Il fut l’objet d’une nouvelle perquisition en septembre au cours de laquelle la police découvrit qu’il hébergeait les compagnons Jean Baptiste Camoin et Victor Monela qui avaient été détenus à Marseille pour vols puis acquittés fautes de preuves.

Le 23 janvier 1897 il avait été l’oeganisateur et principal orateur d’une réunion tenue à la salle Marchette et à laquelle avaient participé plusieurs compagnons dont V. Dupuy, Joseph Celle, E. Albrand, E. Berard, Belmotto, Babinger et F. Ercoli. Au printemps 1897 il accompagnait Matha, Louise Michel et Sébastien Faure lors de leur tournée de conférences dans la région. Il fut notamment le président de la conférence tenue le 20 mai par Louise Michel et Sébastien Faure au théâtre municipal à laquelle avaient assisté environ 1200 personnes et à l’issue de laquelle une quête avait été faite au profit des chaudronniers de Marseille et des mineurs de La Grand Combe en grève. En février 1898 il accompagna Lucien Weil Henri Dhorr lors de ses conférences de soutien à Dreyfus tenues à Toulon.

En janvier 1902 il fut proposé à la radiation des listes d’anarchistes. En 1908 la police notait que depuis deux ans ’il était "tranquille, travaillait régulièrement et semblait complètement amendé" et constatant qu’’il restait "étranger aux réunions" anarchistes, il avait été l’un de ceux qui "pouvaient le mieux propager les idées anarchistes, ayant une certaine instruction et assez de facilité de parole".


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