En 1891 Joseph Léandre Grandjean était facteur-trieur à Genève et demeurait 25 quai des Surges. Selon la poice il faisiat partie d’un groupe de cambrioleurs et faux monnayeurs anarchistes, dont faisaient entre autres partie Ferdiand Panchard (ou Cauchard), Heller ou Keller, Lanner, Girard soit Van Gestel, Gauthier et Paris, ces trois derniers déserteurs français, groupe qui était en contact avec celui de Moïse Ardaine.
Son frère Pacifique était égalemnt membre du groupe et employé des postes. Ce groupe fabriquerait des fausses pièces de 50 centimes et de 10 francs. En outre à l’automne 1891, Grandhean était suspecté d’avoir dérobé des lettres adressées en poste restante au compagnon Paolo Schicchi récemment expulsé, lettres qui devaient être remises à la police.
Le 19 septembre 1894 Joseph Grandjean avait été l’objet d’un arrêté d’expulsion de France à lui « notifier en cas de découverte ». L’arrêté lui avait été notifié en octobre suivant à Moret. Il était en service sur le territoire français. Toutefois l’indicateur signant Leal tout en confirmant qu’il était bien un « anarchiste convaincu », ajoutait qu’il ne faisait plus rien depuis la révocation de son frère, lui aussi anarchiste. Lui-même n’avait pas été révoqué de son emploi suite au soutien du directeur des postes de Genève.