Dictionnaire international des militants anarchistes

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CASTAIGNEDE (ou CASTAGNEDE) « BRICBRAC »

Paris

samedi 4 novembre 2017, par R.D.

Castaignède (ou Castagnéde) participait avec son fils aux réunions à Paris au début des années 1880. Début 1881 il était aux cotés notamment de Mme Cadolle l’un des responsables du Comité central socialiste d’aide aux amnistiés et non amnistiés de la Commune.

Le 13 mai 1883, avec notamment Wilhelm, Baumester, Mege, Falies, Lecourtier, Denechere, Uzher et Aumaréchal, il avait fait parie du groupe d’anarchistes qui était allé perturber le congrès collectiviste tenu salle Oberkampf, dont ils avaient été expulsés et où avaient été blessés les compagnons Didier et l’un des frères Cézard .

En 1886, reprenant un projet de formation d’un syndicat des hommes de peine, il fondait le syndicat des professions diverses visant à regrouper notamment les ouvriers des travaux du métropolitain et de l’exposition prévue en 1889. L’année suivante ce syndicat se fondit dans la Chambre syndicale des hommes de peine fondée notamment par Leboucher.

En janvier 1888 il fut arrêté à la suite de son déménagement “à la cloche de bois” du 113 de la rue de Ménilmontant - pour lequel il avait demandé l’aide de compagnons du groupe Les Libertaires du XXème - avant d’être rapidement libéré. Il participai à cette époque aux réunions du groupe Les travailleurs anarchistes du XXème et à celles de la section locale des antipatriotes. Au printemps, lors d’une réunion, le compagnon Diamisis avait annoncé que Castaignède était en train de vendre son mobilier pour gagner la Belgique et éviter une comparution au tribunal.


Sources : Arc. Nat. F7/12504 // APpo Ba 73 , BA 75, BA 90, BA 1506, BA 1508 //