XENA TORRENT, José

Né le 19 juillet 1908 à Cassa de la Selva (Gérone) - mort le 14 mai 1988 - Electricien ; instituteur – FAI – CNT – Gérone & Barcelone (Catalogne) – Paris – Perpignan (Pyrénées Orientales) - Caracas (Venezuela)
samedi 12 novembre 2016
par  R.D.
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José Xena Torrent

Fils d’un militant de la CNT, José Xena Torrent avait appris le métier de lampiste-électricien et s’était installé à Palafrugell où il adhéra à la CNT et où avec sa compagne Armonia Puig Montaner il créa une école nocturne de cours d’espéranto.

En 1926 il était allé en France à Lyon pour assister à un congrès de l’association espérantiste ouvrière SAT, avait vécu quelque temps à Perpignan avant de revenir en Espagne, puis, insoumis au service militaire, de repasser en France. Il allait essentiellement vivre à Paris et Perpignan avec sa compagne et exercer divers petits boulots dans de nombreux départements.

Peu avant la proclamation de la République il rentrait en Espagne où il s’intégrait activement à la vie organique de la CNT et abandonnait son premier métier d’électricien pour celui d’instituteur rationaliste qu’il exerça notamment à Gava, Alayor, Barcelone, Figols (1931) et Hospitalet (1933). En avril 1931 il fut particulièrement actif lors de la campagne pour l’a libération des prisonniers politiques et fut le délégié de Figols au congrès de la CNT à Madrid. En mars 1933 il fut le délégué des Fédérations locales de Cornella, Hoospitalet , Paiol, Puigpelat et Prat de Llobregat au Plenum régional de la CNT de Catalogne. Il collaborait alors à Nueva humanidad (Barcelone, 1933). En mai 1936 il fut le délégué d’Hospitalet au congrès de la CNT à Saragosse.

Après l’échec du coup d’état franquiste de juillet 1936 en Catalogne, il fut pendant deux mois maire d’Hospitalet de Llobregat, avec comme adjoint José Abella. Lors du plenum régional du 21 juillet 1936 il s’était opposé à toute forme de collaborationnisme, position qu’il continuera à défendre lors des plenums régionaux d’avril et mai 1937 et qui lui valurent la qualification de « peau rouge ». Il s’opposa notamment aux positions réformistes d’H. Martinez Prieto. Il était à l’époque l’un des rédacteurs de Ideas (Hospitalet, 1936-1937) l’organe du mouvement libertaire du Bas Llobregat opposé à toute participation gouvernementale de la CNT. Il était également le représentant de la CNT au comité de la CENU (Conseil de l’école nouvelle unifiée), et secrétaire du Comité régional catalan de la FAI poste qu’il occupera jusqu’à la fin de la guerre. Pendant toute la durée du conflit, il participa à de très nombreux meetings et assemblées en Catalogne.

Passé en France lors de la Retirada, il avait aussitôt été arrêté à Perpignan et condamné à 10 mois de prison et à l’expulsion. Par l’intermédiaire du Conseil général du MLE dont il était membre, il parvenait à s’embarquer pour Saint Domingue où à Ciudad Trujillo il devint le représentant officiel du Conseil général du MLE et s’aligna sur la tendance orthodoxe représentée par F. Montseny et G. esgléas. Il vécut sans doute à San Juan de Managua où José Abella était instituteur puis en 1945 s’était installé au Venezuela.

A l’automne 1947 il avait été nommé secrétaire du comité de relations de la CNT en exil au Venezuela aux cotés de Eusebio Larruy (secrétaire adjoint), Pablo Gbasa (administrateur), Juan Teres (presse et porpagande), Juan Ballesta (solidarité), Antonio Barea (organisation et travail) et M. de Felix (fêtes et intitiatives).

En 1958, après la chute de la dictature, il fonda à Caracas un centre culturel et l’athénée Estduios Sociales. Il fut également l’éditeur dans les années 1960-70 du bulletin AIT (Caracas), organe de la Fédération ouvrière régionale vénézuélienne (FORVE).

A la fin des années 1950 et début 1960, il s’opposa vivement à la réunification de la CNT qui sera effective lors du congrès de Limoges. En 1963 il était le secrétaire des Groupes de défense confédérale aux Amériques.

En juillet 1976 il participa comme représentant de la FORVE à un meeting à Toulouse.

Après la mort de Franco, il fit plusieurs voyages en Espagne et assista en 1979 au 5ème Congrès de la CNT où fut consumée la rupture entre la CNT-AIT et la future CGT que, fidèle à ses principes anarchistes, il considérait comme « des agents du parti socialiste faisant un travail de sape dans la CNT ». Dans les années 1980 il collabora à CNT (Madrid)

José Xena Torrent, dont la fille Nereida avait été pendant quelque temps la secrétaire des jeunesse libertaires (FIJL) du Vénézuela, est mort le 14 mai 1988 à Caracas d’un cancer de la prostate. Sa compagne décédera le 22 juin 1989.


Sources : M. Iñiguez « Enciclopedia… », op. cit. // Solidaridad Obrera, Mexico, année 1947 // Cenit, 28 juin 1988, 6 novembre 1988 (La muerte de un piel roja/ Floréal Castilla) //


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