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Dictionnaire international des militants anarchistes
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DUMAS, Alphonse "JOUVIN"
Né à Saint Etienne (Loire) - Tourneur en poterie - Saint Etiene & Terrenoire (Loire) - Marseille
Article mis en ligne le 20 mars 2007
Dernière modification le 17 novembre 2018

par R.D.

Dès 1880, Alphonse Dumas, qui demeurait 110 rue de la Gare à Montchanin les Mines (Saône et Loire), était le responsable à la propagande du groupe révolutionnaire local.

Tourneur en poterie à La Valette (Loire), Alphonse Dumas dit Jouvin était le responsable du groupe Les Sapins du Mont Pilat formé fin 1889 à Saint Chamond. Avec sa compagne Marguerite Dumas, il milita essentiellement à Saint Etienne et occasionnellement à Marseille.

Il collabora au journal de Constant Martin Le ça ira (Paris, 10 numéros du 27 mai 1888 au 13 janvier 1889) et était en 1890 membre du groupe de Saint Etienne dont faisaient également parti Rulière, Fauvet, Etienne Faure, Samuel, Jean Faure, Chapoton et Ricard entre autres. Il était également le président du syndicat des hommes de peine qui regroupait les anarchistes de la région. Le syndicat tenait ses réunions à la Bourse du travail dont il fut expulsé à l’automne 1891. Cette même année 1891, lors de l’affaire de l’assassinat de l’ermite de Chambles par Ravachol, il avait été arrêté pour avoir favorisé la fuite de ce dernier "en coupant ses liens".

En janvier 1892 il fut soupçonné d’avoir accompagné Sébastien Faure lors d’une tournée de conférences dans la région. Lors d’une de ces réunions, le 7 janvier à Lyon, au commissaire de police qui avait ordonné la formation d’un bureau, un compagnon non identifié l’avait apostrophé en ces termes : "...Je ne veux pas manger ce policier ; c’est trop coriace, trop infect. Lyonnais, on vous met hors la loi. Nulle part on ne forme de bureau pour les réunions publiques, ni à Paris, ni à Dijon, ni à Mâcon. La loi est foulée aux pieds par une mesure exceptionnelle. Vous policiers, vous n’avez pas le droit d’être ici, à cette table, et d’écrire ce que nous disons. Si un citoyen de cette salle vous descendait de cette tribune, vous n’auriez pas à réclamer, car vous vous êtes mis hors la loi en nous contraignant à former un bureau...Il viendra un moment où on leur fera payer cher cet instant de contrainte". La police ouvrit une enquête afin de prouver que ce compagnon non identifié était Dumas afin de pouvoir le poursuivre pour "provocation au meurtre non suivie d’effet" . Le 21 mars 1892 il fut condamne par défaut à un mois de prison et 200 fr d’amende pour outrage à un commissaire lors de cette réunion tenue le 17 janvier précédent, puis, le 14 avril en appel, à 20 jours de prison.

Le 22 avril 1892, comme de très nombreux compagnons, tant à Paris, qu’en banlieue et en province, il fut arrêté à Saint Chamond préventivement à la manifestation du 1er mai et la perquisition menée à son domicile n’avait donné aucun résultat. Ce même mois de mai, il aurait été, selon la police, envoyé à Montbrisson pour y y trouver des logements pour les compagnons venant assister au procès de Ravachol. C’est à cette même époque que sa femme aurait reçu la somme de 70 francs du compagnon Greletty (voir ce nom) de Saint Etienne et somme provenant d’un vol. Il fut prouvé qu’elle en ignorait la provenance et il ne fut pas possible pour les autorités de poursuivre Dumas lors du procès de Greletty inculpé de "complicité de vol par recel".

En novembre 1893, lors d’une perquisition à son domicile, la police avait saisi le manuscrit d’un placard se terminant par "Mort aux fusilleurs" à propose des récents attentats de Barcelone et Marseille.

Le 1er janvier 1894 - où il se trouvait semble-t-il à Marseille ? - son domicile de Saint Etienne fut l’objet d’une perquisition où la police avait saisi de la correspondance.

Début 1896, son fils avait refusé de participer au tirage au sort pour le service militaire.

En 1897 il était céramiste à Pont de l’Ane par Terrenoire (Loire), et avait passé une annonce dans le Libertaire pour former un groupe anarchiste. C’est également lui qui avait amené à l’anarchisme Claude Rousselet Galhauban lorsque ce dernier avait travaillé chez lui. A l’été 1897 il se mettait à la disposition des groupes qui voudraient organiser des soirées familiales au profit de l’école libertaire (voir E. Janvion) pour leur faire une causerie sur le sujet.


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