QUESNEL, Gustave, Auguste, Fulgence « DUTHEIL »

Né le 23 janvier 1854 à Saint Hilaire de Harouet (Manche) - Employé de commerce – Paris - Nîmes (Gard) - Dijon (Cote d’Or)
jeudi 19 novembre 2015
par  Webmestre
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De 1892 à 1893, Gustave Quesnel (parfois orthographié Quenelle), qui était le fils d’un ancien magistrat bonapartiste de la Manche, avait été condamné à plusieurs reprises dans la Seine, au Havre, Béziers et Perpignan à diverses courtes peines pour « outrages, ivresses, coups te blessures ».

Ul aurait travaillé quelque temps comme contrôleur de la compagnie des omnibus à Paris.

En 1893 il était allé à Barcelone avant de revenir en France et d’être localisé à Perpignan - où il avait été candidat abstentionniste et à l’automne 1893 il aurait été poursuivi et condamné pour "coups à un enfant" - où il était l’un des diffuseurs du Père Peinard puis avait ensuite gagné Nîmes où son arrivée était signalée le 5 décembre 1893. Il s’était immédiatement mis en contact avec les compagnons locaux. La police signalait que, sous prétexte de donner des renseignements sur le menées anarchistes, il avait visité tous les commissariats vraisemblablement pour identifier "le personnel de la police".

Il avait été perquisitionné et poursuivi le 26 février 1894 à Lyon pour « association de malfaiteurs » et utilisation de faux papiers mais avait été acquitté.

Il aurait collaboré au journal (anarchiste ?) Le Peuple (Dijon ?).

Installé à Dijon, Gustave Quesnel avait été l’objet d’une perquisition en juin 1894 dans laquelle avaient été saisis diverses brochures et journaux anarchistes dont des exemplaires de La Mistoufe, Il Pensiero, La Révolte, de la correspondance et des chansons.

Arrêté dans un café avec François Monod pour s’être réjoui de l’assassinat du président Sadi Carnot par Caserio, il fut poursuivi avec Monod et Victor Gaillard et fut condamné le 10 août 1894 à Dijon à 3 ans de prison pour « affiliation à une société anarchiste » et « apologie de faits qualifiés de crime » tandis que Monod était condamné à 5 ans de travaux forcés et à la relégation.

Interné à Clairvaux dont, après une remise de peine, il fut libéré le 26 juin 1896 il alla à Troyes où il fut immédiatement emprisonné pour « ivresse » et avait dit selon un mouchard –ancien compagnon de régiment -, vouloir aller à Calais pour s’embarquer à destination de Londres afin d’en revenir avec « des idées plus saines », voulant rompre avec le parti anarchiste, mais après avoir remboursé les 500 ou 600 fr que les anarchistes lui avaient prêté. Toujours selon le mouchard, il devait aller de Troyes à Paris pour y aller au Libertaire et rencontrer Félicien Henry, le frère d’Emile. Puis il avait l’intention de rencontrer à Londres Kropotkine, Pouget et Paul Reclus notamment pour leur signifier son abandon de l’anarchisme, puis de rentrer en France dans sa famille à Saont Hilaire de Harouet (Manche).

Quesnel était il un indicateur ? Toujours est-il qu’au procès de Dijon en 1894 , son avocat avait signalé une note du commissaire de police de Lyon, Agnelli, « affirmant avoir donné de l’argent à Quesnel pour l’avoir aidé à arrêter un compagnon et avoir entamé des relations avec lui pour le faire entrer dans la police de sureté politique » offre que Quesnel n’avait pas refusé et information qu’il ne « désavoua pas ni sur le moment, ni plus tard »(cf. Le Père Peinard).


Sources : AD Aube 1M649// AD Cote d’Or 2U1518// Le Père Peinard, 6 mars 1898 // Arc. Nat. F7/12504 , F7/12508, BB 186449 //


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