logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
BERARD, Eugène, Jean-Baptiste (ou Baptistin)
Né le 23 juillet 1876 à Toulon - Marin pêcheur ; ouvrier riveur ; colporteur – Toulon (Var)
Article mis en ligne le 1er août 2015
dernière modification le 20 septembre 2015

par ps
logo imprimer

Au début des années 1890 Eugène Bérard, qualifié de "dangereux", avait été suspecté d’avoir fait de la propagande anarchiste auprès de soldats postés à La Seyne. Il était très connu au quartier de l’Equillette où il avait souvent aisé son grand père, gardien de la poudrière locale, ce qui le rendit d’autant plus suspect aux yeux de la police. Le 19 juillet 1894 il fut arrêté, avec Jean-Baptiste Orsini et Henri Goyon, par la gendarmerie maritime à Toulon alors qu’il aurait été en train de distribuer des écrits anarchistes (la défense d’Emile Henry) à des militaires ; toutefois selon un rapport de police, les trois hommes, qui avaient été vus à plusieurs reprises aux alentours de la poudrière, n’étaient en fait que suspectés d’avoir voulu faire de la propagande. Une perquisition à son domicile ne donna rien de suspect. Il fut semble-t-il le seul à être écroué en préventive, ayant refusé d’indiquer la provenance des brochures anarchistes dont il était porteur, et fut inculpé pour "association de malfaiteurs". En détention, son attitude était selon la police « des plus calmes ». Dès le 21 juillet il se serait engagé dans les équipages de la flotte. Toutefois, le 27 octobre, un Bérard (est ce le même) avait été libéré de la maison d’arrêt de Toulon et ce n’est qu’en mars 1897 qu’un rapport de police signalait son entrée au service de la défense mobile des équipages de la flotte. Au printemps 1896 il parcourait les départements du Var et des Bouches du Rhône comme camelot en ferblanterie. Le 23 janvier 1897 il avait été membre avec Vital Dupuy de la réunion organisée par D. Fouque à la salle Marchette.

La police signalait en mai 1904 son départ de Toulon où il travaillait alors comme ouvrier riveur ou colporteur. A cette même époque il aurait accompagné Marie de Saint Remy lors de ses tournées de conférences.

S’agit il du Bérard qui, début janvier 1896, avait été Riemer l’un des assesseurs de la réunion présidée par Pierre Rochat, tenue à la salle de la Mairie en faveur de la grâce de Cyvoct et à laquelle avaient participé une trentaine de personnes ?

P.S. :

Sources : AD Var 1M240, 1M241, 4M275, 3Z101 //


Dans la même rubrique

Haut de page
Réalisé sous SPIP
Habillage ESCAL 4.1.10