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Dictionnaire international des militants anarchistes
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TARLIER, Emilien, Paul
Né à Amiens le 10 janvier 1873 - Ouvrier chocolatier ; journalier - Amiens (Somme) – Marne
Article mis en ligne le 26 mai 2015
Dernière modification le 20 décembre 2018

par ps

Comme ses frères Emilien Tarlier était membre au milieu des années 1890 du groupe anarchiste d’Amiens où il demeurait 59 rue des teinturiers et comme ses frères il avait l’habitude d’aller faire les vendanges dans la Marne au début des années 1900. Le 21 octobre 1898 il avait été condamné à 1 mois de prison pour « coups et blessures ». En septembre 1899 son passage avait été signalé à Reims où il demeurait chez le compagnon Bouchez, 52 rue des Romains et où il avait fait à la Préfecture une déclaration de colportage en vie de diffuser des brochures révolutionnaires.

Le dimanche 10 mars 1901, à l’occasion de la mi-carême, Emilien Tarlier, accompagné notamment par son frère Camille, Carpentier, Lemaire, Dubourguet, Calazel et sa compagne Alice Marcellin, Pépin, Gosselin, Péchin et Goullencourt, avait parcouru les rues de la ville à bord d’un char représentant Le Capital écrasant le travail d’où étaient jetés des papillons multicolores portant les inscriptions " A Bas le capital, Ni maître, ni valet !", "A bas l’autorité, Vive l’anarchie ! ", "L’armée est l’école du crime", "La femme est l’égale de l’homme", "La propriété c’est le vol, A bas la propriété"...

En mai les frères Tarlier avaient aidé le compagnon Edmond Carpentier (voir ce nom) à déménager, suite à une expulsion. Avec d’autres camarades de la ligue des anti-proprios, ils avaient brandi un portrait de Ravachol où était écrit "Si tu veux être heureux, nom de dieu, pends ton propriétaire". Lors du procès en correctionnelle en juillet suivant, l’un des frères Tarlier fut condamné à 1 mois de prison, Carpentier à 2 mois, Lemaire et Pépin à 15 jours.

En octobre 1901, Emilien et son frère Camille poursuivis pour "injures à l’armée" avec Lemaire et Carpentier, avaient bénéficié, comme leurs camarades, d’un non lieu ; en juin ils avaient collé sur la vitre intérieure du local qu’il occupaient, 8 de la rue Saint Germain, au nom de la Ligue des anti-proprios, l’affiche L’armée est l’école du crime de qui lui avait valu le 2 juillet une condamnation à 1 mois de prison.

Au début des années 1910 il était membre du groupe d’Amiens de la FCAR.

Au début des années 1900 il avait pour compagne l’ouvrière vestonière Marie Mecrent qui était également militante.


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