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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CARPENTIER, Edmond
Né le 7 mars 1873 à Montreuil sur Mer (Pas de Calais) - Cordonnier - Amiens (Somme)
Article mis en ligne le 22 mars 2008
Dernière modification le 31 décembre 2018

par R.D.

Edmond Carpentier avait été signalé comme ayant disparu d’Amiens à la fin des années 1890. Il y revenait peu après et, domicilié 10 quai de la Paserelle puis Boulevard du Jardin des Plantes, il avait fondé en 1901 un groupe anarchiste à Amiens (Somme).

Le dimanche 10 mars 1901, à l’occasion de la mi-carême, Carpentier, accompagné notamment par les frères Emilien et Camille Tarlier, , Lemaire, Dubourguet, Calazel et sa compagne Alice Marcellin, Pépin, Gosselin, Péchin et Goullencourt, avait parcouru les rues de la ville à bord d’un char représentant Le Capital écrasant le travail d’où étaient jetés des papillons multicolores portant les inscriptions " A Bas le capital, Ni maître, ni valet !", "A bas l’autorité, Vive l’anarchie ! ", "L’armée est l’école du crime", "La femme est l’égale de l’homme", "La propriété c’est le vol, A bas la propriété"...

Peu après, il avait été condamné par le tribunal correctionnel pour avoir sifflé, au passage devant son domicile d’un bataillon des chasseurs à pieds.

Fin mai 1901, tandis qu’un huissier venait l’expulser pour non paiement de loyer, un groupe de compagnons de la Ligue des antiproprios avaient "chargé une partie du mobilier sur une voiture à bois, l’autre partie consistant en chaises, tables et bois de lit fut portée à bras" ; le groupe précédé de la pancarte "Ligue des anti-proprios" défilaient dans les rues en chantant la chanson des anti-proprios tandis que sur la voiture à bras avait été placé un sommier portant la mention "Mort aux proprios !" (cf. Les Temps Nouveaux, 8 juin 1901) ainsi qu’un portrait de Ravachol sous lequel était écrit "Si tu veux être heureux, nom de dieu, pends ton propriétaire !" et ce qui valut à plusieurs compagnons d’être poursuivis en correctionnelle en juillet ; Carpentier fut condamné à 2 mois, E. Tarlier à 1 mois, Lemaire et Pépin à 15 jours.

Poursuivi en octobre 1901 (sans doute en appel) avec Tarlier, Pépin et Lemaire pour "injures envers l’armée", il avait bénéficié comme ses camarades d’un non lieu ; en juin ils avaient collé sur la vitre intérieure du local qu’il occupaient, 8 de la rue Saint Germain, l’affiche L’armée est l’école du crime ce qui lui avait valu le 2 juillet une condamnation à 2 mois de prison. Ce local inoccupé avait été réquisitionné en juin par un groupe de compagnons qui y avaient installé le siège de la Ligue des anti-proprios.

En juin 1902, il était de nouveau l’objet d’une expulsion au cours de laquelle quatre compagnons furent arrêtés puis poursuivis pour "tapage nocturne, rébellion".

En septembre 1902 son passage à Epernay avec Edmond Pepin et Tarlier avait été signalé : les trois hommes qui étaient venus faire les vendanges, en avaient profité pour diffuser la brochure La Peste religieuse. En octobre suivant il circulait toujours à pieds dans la région avec le compagnon Jules Lemaire.

En 1904 il figurait comme "nomade" sur l’état vert n°4 des anarchistes disparus et/ou nomades.


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