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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CLAEYS, Louis, Séraphin
Né le 17 octobre 1857 à Nieppe (Nord) - Tisserand ; colporteur de journaux – Reims (Marne) – Roubaix (Nord)
Article mis en ligne le 5 mai 2015
Dernière modification le 3 mars 2017

par Dominique Petit, ps

Louis Claeys (parfois orthographié Clays), qui avait été condamné en 1884 pour « outrages à agent » puis, la même année, à 4 mois de prison par le tribunal de Lille pour « violation de domicile en bande armée », était arrivé à Roubaix en 1887, venant d’Armentières où, dès le début des années 1880 il avait été signalé comme l’animateur du groupe anarchiste qui comptait 35 adhérents. Il s’agit vraisemblablement du Claeys qui, au printemps 1888, fut arrêté avec Demollet pour vente de La Révolte sur la voir publique et fut condamné à 1 mois de prison pour "insultes à la police".

Fin avril ou début mai 1890, à la suite d’un article paru dans le journal La Dépêche (Lille) accusant Girier Lorion d’être un agent provocateur, il avait participé avec ce dernier et d’autres compagnons au saccage des bureaux du journal. Poursuivi en mai avec Edmond Vercruysse, François Denollet, Arthur Bernier, Bruno Pernet et Ernestine Deman, il fut condamné à 3 mois de prison. A sa sortie de la salle il avait déclaré : "ça n’empêchera pas la révolution sociale de se faire et, ce jour là, on vous fera votre affaire à tous !". En appel à Douai, la peine fut portée à 6 mois. Girier Lorion , condamné par défaut avait tiré sur des gendarmes venus l’arrêter fut condamné le 17 décembre 1890 à dix ans de travaux forcés.

En 1893 il était à Reims où il participait aux réunions des groupes anarchistes. Il résida également à Armentières, Lille, Cambrai et Croix où il travaillait à la filature Deroo tout en s’occupant de la vente de journaux anarchistes et révolutionnaires.

Après un séjour à Paris - où grâce à Tortelier il avait été placé dans une maison de charronage - de mai à août 1893, il revint à Reims où, selon la police il avait l’intention de réorganiser le groupe anarchiste et « s’il ne trouvait pas de travail, de partir pour Paris  ». La police qui notait qu’il recevait à la poste restante « aux initiales BX2 » fit surveiller son courrier par le receveur de la poste. A la mi septembre 1894, il se fit embaucher à la filature Hennegrave de Boult sur Suippe. En février 1895 il reçut de Paris une lettre du compagnon Demazure qui se déclarait « prêt à tout faire » mais n’avait « aucun moyen d’action en ce moment ». Le mois suivant il recevait une lettre de Valentin Prudhomme lui donnant des nouvelles de Demazure ; il écrivit alors à Tortelier pour que celui-ci trouve du travail à Demazure. La police signalait qu’en avril il avait reçu « dans une boite de savonnettes » trois exemplaires de la série londonienne du Pére peinard qu’il avait fait circuler dans son atelier. En août il avait écrit à Sébastien Faure sans doute pour le faire venir à Reims.

A la mi novembre 1895 il avait quitté Reims pour se rendre à Roubaix d’où, fin janvier 1896, il écrivait au groupe Les libertaires de Reims pour leur donner des novelles du compagnon belge Béranger qui avait été expulsé mais serait revenu dans la région ; il indiquait également que la propagande par le fait était en train de reprendre dans le Nord. Il s’installa par la suite à Croix d’où il disparut en avril 1902 pour une destination inconnue. Il était recherché de façon infructueuse dans la Marne à cette époque.

Dominique Petit

Œuvre : - Il s’agit sans doute du Claeys auteur en 1897 de la brochure antiguesdiste Réflexions sur la propagande collectiviste à Roubaix.


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