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CALANDRI, Jean
Né à Mondovi (Italie) en 1883 – mort le 1er décembre 1972 - Plombier zingueur - LP - FA - CGT - Paris - Nice & Cagnes (Alpes Maritimes)
Article mis en ligne le 15 janvier 2014
dernière modification le 24 septembre 2014

par ps
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Venu en France lorsqu’il était encore enfant, Jean Calandri (parfois orthographié Calendri) commença à militer très tôt dans le mouvement libertaire. Il était le fils d’un ouvrier fondeur décédé des suites d’un accident du travail et d’une lavandière.

Au début des années 1910 il fit partie de la Ligue antialcoolique et accompagna le compagnon G. Cauvin, qui en était alors le conférencier officiel : « …J’ai fait partie…de la Ligue antialcoolique, patronnée par de vieilles rombières et même par le général D’Amade, ce vieux massacreur d’Africains. Mon ami Gustave Cauvin était le conférencier officiel et moi son aide bénévole pour la préparation matérielle de ses conférences avec cinéma. Mon rôle consistait à amener depuis la gare des trains de banlieue la plus proche de la salle, le matériel qui consistait, outre l’appareil de projection, en une grosse bouteille de gaz acétylène pour la projection des films, car l’éclairage électrique n’avait pas encore remplacé le gaz de ville. Puis, à la cadence de mes bras, je tournais la manivelle pour le déroulement des bandes, pendant que Cauvin parlait. Nous avons fait ainsi presque le tour de Paris, et plus tard de Lyon. »

Il collabora également avant la Première Guerre mondiale aux Causeries populaires à Romainville et aux Lilas. Lors de l’affaire de la Bande à Bonnot, il était parvenu à soustraite à la police Anna Dondon, ancienne compagne de Vallet. Au début de années 1910, lors de la campagne du Comité de défense sociale en faveur de E. Roussete et contre les bagnes militaires, il avait accompagné R. de Marmande dans une tournée en Algérie.

Il fit un séjour à Londres - sans doute pendant la Première Guere - et y rencontra Malatesta.

Installé par la suite à Cagnes sur mer où il travaillait comme plombier-zingueur , Jean Calandri participa à toutes les vicissitudes tant du du mouvement français que des compagnons italiens exilés sur la Côte d’Azur. Il milita notamment à la Libre pensée de Nice, au groupe Elisée Reclus de la FA et à l’Association des vieux travailleurs.

Jean Calandri, qui était également musicien, est l’auteur de plusieurs chansons et poésies dont Oraison funèbre à mon charreton, Les cloches, Chanson bachique, etc.

Décédé à l’hôpital de Menton le 1er décembre 1972, il avait fait don de son corps à la Faculté de Médecine de Nice.

Henri Poulaille lui avait dédié le texte A mon ami Calandri (Ed. Spartacus, 1971).

P.S. :

Sources : L’Internazionale, Forli, 15 janvier 1973 // Espoir, 7 novembre 1971 //


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