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Dictionnaire international des militants anarchistes
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COUDRY, Hubert , Louis
Né le 12 décembre 1869 à Paris XV - mort le 24 janvier 1937 - Employé des postes ; ouvrier corroyeur ; menuisier - Paris 15
Article mis en ligne le 31 janvier 2007
Dernière modification le 17 avril 2020

par R.D.
Hubert Coudry

A l’été 1886 Hubert Coudry (parfois orthographié Caudry), demeurant chez ses parents rue Mademoiselle, avait été mêlé aux activités du groupe de La jeunesse anarchiste de la rive gauche aux cotés notamment d’Octave Jahn (voir ce nom) et notamment à l’affaire du meeting du soi disant groupe de La Main noire ; à la mi-août il avait été arrêté avec O. Jahn et Martin alors qu’il distribuait un tract appelant à ce meeting et avait été inculpé avec ses camarades de "provocation à attroupement" avant de bénéficier comme eux d’un non lieu le 31 août. Dans le tract il était notamment écrit : "Toutes les richesses que tu as accumulées sont empilées dans des magasins immenses. Allons, viens avec nous. Prends ce qui t’appartient. Mort à ceux qui te l’on volé"

Il participait également aux réunions de la Ligue des antipatriotes.

Coudry, en tenue de télégraphiste, avait présidé la réunion dite "des petits télégraphistes" tenue le 30 mai 1886 à laquelle Octave Jahn avait pris la parole. Il était alors très jeune et avait notamment dénoncé les conditions de travail et les vexations et raconté que lorsque on lui "avait demandé de balayer les lieux d’aisance et qu’il s’y était refusé, qu’on lui avait infligé 200 lignes". Le 11 juin, une deuxième réunion organisée par le groupe de protestation télégraphiste de Paris et la Jeunesse anarchiste, se tenait salle Rivoli, 104 rue Saint-Antoine ; une centaine de personnes avaient répondu à la convocation, parmi elles se trouvaient des anarchistes et une vingtaine de jeunes gens de l’administration des postes.Trois étaient en tenue dont Coudry qui dirigea les débats comme secrétaire. Il prit le premier la parole pour se plaindre des vexations auxquelles les jeunes facteurs étaient soumis de la part de leurs chefs et des commis de bureau des quartiers. Il parla du traitement des facteurs qu’il considérait insuffisant et demanda le rétablissement des anciens tarifs. Il avait été immédiatement signalé à l’administration des postes et fut sans doute révoqué.

Le 18 avril 1887, lorsque une réunion salle Pétrelle avait été dissoute par le commissaire de police, il s’était jeté sur un gendarme pour lui arracher son sabre ce qui lui valut une condamnation à 15 jours de prison, tandis que Octave Jahn qui avait pris le commissaire à parti fut condamné à 6 mois pour "outrages à magistrat".

En juin 1887, aux cotés de Sureau et de Landriot, il était membre de la rédaction de L’Avant garde cosmopolite (Paris, au moins 8 numéros, du 28 mai au 23 juillet 1887) dont Eugène Villaret venait d’être écarté. C’est à son nom qu’aurait été loué la chambre du 34 rue du Théâtre servant de local au journal. Début janvier 1888, un groupe de compagnons, dont Sureau, Boutin et Castaignede, avaient déménagé "furtivement" ce local pour aller s’installer au 72 rue de Lourmel. Toutefois le groupe se réunissait toujours rue du Théâtre au printemps 1888.

Militant du groupe anarchiste du 15ème arrondissement, Coudry suivait en 1889 les cours organisés rue Viollis, à Grenelle, par la chambre syndicale des menuisiers.

Au printemps 1890, il était membre (ou/et son frère) du groupe Le Réveil du XVè fondé par Moisseron. A l’été 1890 il était, aux cotés de Bernhart, Cabot, Courtois, Duffour, Paul Reclus, Siguret et Tortelier, d’un appel en faveur de la création d’un quotidien anarchiste. Son frère était également militant à la fin des années 1880 et au début des années 1890.

Le 26 janvier 1893 à la mairie du XIe arrondissement, il épousa Mélanie Perret, ménagère

Domicilié 40 rue Pixérécourt et inscrit au fichier Bertillon, lors des rafles du début 1894, son courrier était saisi par l’administration des postes qui le remettait à la police.

Depuis 1914 il demeurait 7 passage Prévost où il décéda le 24 janvier 1937.


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