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Dictionnaire international des militants anarchistes
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CAMUS, Victor, Clément, « CLEMENT Léon »
Né le 20 novembre 1874 au Havre (Seine-Inférieure) - Métreur - AIA – CGT - Paris
Article mis en ligne le 9 janvier 2014
dernière modification le 10 mars 2018

par ps
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Marié, père d’une fille née vers 1910, Victor Camus, connu sous son pseudonyme de Léon Clément, était venu début 1899 travailler pour une entreprise de pavage à Paris où il habita 179 rue Michel Bizot, puis à partir de 1911 au 7, avenue Soeur-Rosalie, à Paris (XIIIe arr.) et s’intéressa particulièrement à la pédagogie et au mouvement des Universités populaires.

Fiché comme anarchiste dès le printemps 1900, la police signalait sa présence aux réunions tenues à la Bibliothèque du 26 rue Titon, à la Maison du Peuple et son amitié avec le compagnon C. Papillon secrétaire du groupe L’Education libertaire. En 1902 il participa à la formation dans le 12ème arrondissement d’une coopérative de production à base communiste. Il fut également le fondateur de l’école libertaire du 12ème arr (22 rue du Rendez-vous) où il donnait notamment des cours de musique et de violoncelle et qui en 1905 était fréquentée par une douzaine de gamins (voir portfolio).

Collaborateur en 1904 du journal Le Pétard, il écrivit également dans L’Ordre (Limoges), le Bulletin de la Ruche de Sébastien Faure et Le Réveil typographique organe de la minorité révolutionnaire de la Fédération du livre CGT.

Militant de l’Association internationale antimilitariste (AIA) – dont la section du 12ème était située au siège de l’école libertaire, , il avait signé le manifeste Aux conscrits du 15 novembre 1905, ce qui lui valut une condamnation à 6 mois de prison et 100 francs d’amende le 30 décembre. Arrêté le 7 février 1906, il fut écroué à la Santé comme détenu politique il fit savoir qu’il souhaitait être candidat abstentionniste dans le 12ème arr. lors des élections législatives de mai 1906. Clément fut finalement remis en liberté conditionnelle le 23 juin 1906.

En juillet 1906, lors d’une réunion de la Commission exécutive de l’Union des syndicats de la Seine à la Bourse du travail, il proposa la création d’une chorale enfantine pour les enfants de syndiqués CGT et la mise à disposition, une fois par semaine, d’une salle de la Bourse.

Lors du congrès anarchiste international d’Amsterdam, en 1907 il fut le rapporteur de la question « De l’éducation intégrale de l’enfance ». Selon un rapport de police il vivait à cette époque 34 rue Suffren avec Louise Kerinois, âgée de 31 ans et demoiselle de magasin. L’année suivante il était le directeur du Patronage confédéral qui, selon la police réunissait une trentaine d’enfants. En 1909 il épousa Mélanie-Louise Leblond dont il eut une fille née le 15 août 1910.

La police l’arrêta le 7 octobre 1909 lors d’une manifestation du Comité de défense des victimes de la répression espagnole (affaire Ferrer). Il aurait également été à cette époque professeur d’espéranto au Groupe libertaire espérantiste. Il participa à la Ligue de protection de l’enfance et fut l’un des fondateurs de la revue illustrée pour enfants Les Petits bonhommes (n°1, 15 janvier 1911) qui cessa de paraitre au moment de la guerre et dont le titre sera repris par le syndicat des instituteurs parisiens (1921-1923). Il créa également , en 1912, la société musicale pour les enfants des membres de l’Union des syndicats de la Seine.

Selon la police il aurait cessé depuis 1911 de fréquenter les réunions anarchistes et aurait même refusé les numéros des Temps nouveaux, qui luii étaient adressés à ses bureaux d’architecte chargé de l’entretien de l’hospice de Bicêtre. Le 9 février 1912 il fut rayé du Carnet B de la Seine. Toutefois, en 1913, lors d’un congrès national anarchiste il aurait été l’auteur d’un rapport sur l’éducation qui fut largement approuvé (cf. Libertaire, 23 août 1913). Vers cette même époque il était également l’un des animateurs du groupe la Libre discussion du 20ème qui se réunissait Place Voltaire et 55 rue de Belleville et dont faisaient entre autres partie Lienard, Gilbeaux, Bonatti et Princault.

Mobilisé en août 1914 au 24e régiment territorial d’infanterie, il fut réformé en 1915. Il assista, en juillet 1917, aux réunions de l’Union fédérative de transformation sociale créée par Mezzara.

En 1919, Victor Camus travaillait à la coopérative ouvrière de production intitulée l’Association des ouvriers en instruments de précision et était membre du syndicat des dessinateurs et architectes du Bâtiment. Après la guerre Clément, qui, n’avait plus d’activités politiques en dehors de quelques réunions syndicales, s’occupa en association d’un cabinet d’affaires chargé de la reconstruction des régions dévastées et en 1923 fut l’objet d’une dénonciation comme « espion à la solde de l’Allemagne ». Il collabora par la suite à L’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure, à La Revue internationale anarchiste et à La bibliothèque de l’Artistocratie de G. de Lacaze-Duthiers.

Dans les années 1930 il fut le président di Conseil d’administration de l’Union des jeunesses maçonniques Clarté et du Comité des loisirs de la Seine fondé en juin 1931 sous le patronage de la Fédération nationale des coopératives de consommation.

Œuvre : - L’Education de l’enfant (8p., s.d.)

P.S. :

Sources : Arch. Nat. F7/13015, rapport du 22 mars 1919 et F7/13053.= Notice de Jean Maitron in « Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier… », op. cit. // R. Bianco « Un siècle de presse… », op. cit.// Notes de G. Davranche // APpo GA C20// Notes d’Anthony Lorry// L’Ennemi du peuple, 15 avril 1904 // Arch. Nat. BB 186463 //


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