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Dictionnaire international des militants anarchistes
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BORONINA, Ekaterina
morte le 29 mai 1955 - Etudiante ; écrivaine – Leningrad
Article mis en ligne le 15 janvier 2013

par ps
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Après l’arrestation à l’automne 1924 et au printemps 1925 de plusieurs membres du groupe anarchiste de l’Institut Russe d’histoire de l’art de Leningrad, parmi lesquels ses amis Y. Krinitsky, Raissa Chulman et Aida Bacevich, Ekaterina Boronina avait tenté à l’automne 1925 de reconstituer un cercele anarchiste clandestin avec notamment Alexander Saakov, Lydia Chukovskaya et Kira Sturmer.

Ce petit groupe avait constitué une bibliothèque, un fonds de solidarité et d’aide aux prisonniers appelé la croix noire et parvint à éditer quelques exemplaires du journal Alarme noire qui dénonçait le capitalisme d’Etat, les privilèges aristocratiques de la bureaucratie et appelait à la formation de syndicats anarcho-syndicalistes. Dans la nuit du 26 au 27 juillet 1926 la Guépéou arrêtait les membres et sympathisants de ce groupe dont Boronina, L. Chukovsaya, Saakov, Kira Sturmer et son frère Georgei, Goloulnikov, Ivanova, Izdebsky, Budarin, Tamara Zimmerman, Fedor Mikhailov-Garin et Yuri Kochetov. E. Boronina fut condamnée à 3 ans d’exil intérieur et à la fin octobre 1926 fut déportée à Tachkent avec l’ouvrier boulanger Boris Soloviev. Puis Boronina abandonna ses convictions anarchistes et commença à travailler pour la Guépéou.

Pendant la Seconde guerre mondiale elle demeura à Leningrad où sa mère décéda de malnutrition pendant le siège de la ville par les nazis.

Devenue un auteur pour enfants assez connue, elle fut décorée de la médaille de défense de Leningrad et son travail pendant la Grande guerre patriotique. Toutefois, le 30 octobre 1950, accusée d’avoir été la dirigeante du cercle anarchiste de Leningrad de 1926 et « de n’avoir pas abandonné ses précoces croyances anarchistes et d’avoir exprimé…des attitudes hostiles au pouvoir soviétique, d’avoir calomnier le leader du peuple…et la politique du parti communiste dans le champ de la littérature et de l’art », la police au cours d’une perquisition saisissait divers livres de Bakounine et Kropotkine et l’arrêtait. Le 17 février 1951 elle était condamnée à 10 ans de camp et envoyée à Mordovia. Après la mort de Staline, elle écrivit en janvier 1954 une demande de réhabilitation au comité central. Finalement libérée le 1er novembre 1954, elle devait décéder peu après le 29 mai 1955.

P.S. :

Sources : « The anarchist underground in Leningrad (site Lib.com)//


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