logo site
Dictionnaire international des militants anarchistes
Slogan du site
Descriptif du site
VIOLARD, Emile
Né en Normandie - mort le 17 mars 1934 - Journaliste - Paris - Narbonne (Aude) - Alger
Article mis en ligne le 21 décembre 2011
Dernière modification le 23 mars 2018

par R.D.

Né dans une famille de la bourgeoisie normande, Emile Violard avait abandonné la médecine pour le journalisme d’avant garde. Il collabora notamment au Cri du Peuple de Valès, à La Bataille de Lissagaray et à L’intransigeant de Rochefort avant que ce dernier ne devienne boulangiste.

Au début des années 1880, Emile Violard, qui demeurait 81 rue Monge (Vème arr.) était le secrétaire du Cercle de la Jeunesse socialiste révolutionnaire. Il collabora à La Révolution sociale ce qui lui valut une condamnation à un mois de prison.

Fin mai 1881, suite aux incidents survenus lors de l’ouverture du congrès socialiste du Centre tenu à Paris, où les délégués anarchistes avaient été refoulés après avoir refusé de donner leurs noms, les compagnons et autres dissidents s’étaient constitués en congrès indépendant réunis 103 boulevard de Ménilmontant. Emile Violard participa à ce congrès, présidé par Maria (voir ce nom) et qui avait regroupé une centaine de participants dont A. Crié (cercle du Panthéon), Victorine Rouchy (Alliance socialiste révolutionnaire), Bernard (chambre syndicale des homes de peine), Spilleux dit Serraux (mouchard), Emile Pannard (groupe La Révolution sociale), Vaillat (groupe d’études sociales révolutionnaires), Emile Gautier et Jeallot.

Emile Violard fut le délégué du groupe communiste anarchiste L’Alarme de Narbonne au congrès international de Londres en juillet 1881. Emile Violard collabora par la suite à la revue La Question sociale (Paris, 8 numéros, 10 janvier au 10 août, 1885) qui avait été fondée par P. Argyriades. Il collabora également à l’organe socialiste révolutionnaire puis anarchiste L’Attaque (Paris, 66 numéros, 20 juin 1888-26 avril 1890) dont le rédacteur en chef était E. Gegout ,puis au journal socialiste révolutionnaire Le Tocsin (Alger, 12 numéros et un supplément, 25 mai au 9 août 1890) dont le gérant était Fernand Grégoire. Il se trouvait alors, semble-t-il, à Alger.

En 1905, il fut le directeur de la section tunisienne de l’Exposition coloniale tenue à Marseille et refusa la Légion d’honneur à laquelle l’avait proposé le résident de Tunisie.

Dénonçant sans relâche les méfaits du colonialisme, notamment dans L’Echo d’Alger auquel il collabora jusqu’à son décès le 17 mars 1934 au village de Ain Taya (Alger), Emile Violard fut également un critique d’art de grand talent. Toutefois divers de ses articles sont marqués par un antisémitisme fréquent à cette époque.

Oeuvre : - Cocagne cocasse ; - Histoire des villages algériens.


Dans la même rubrique

0 | 5

VISCONTI, Giuseppe « MARIO »
le 13 août 2019
par R.D.
VIMINI, Elio
le 13 août 2019
par R.D.
VINSONNEAU, E.
le 21 mars 2019
par R.D.
VIVANCOS FUCASTE, Manuel
le 4 février 2019
par R.D.
VIZCARRO FIBLA, Jaime
le 26 janvier 2019
par R.D.