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Dictionnaire international des militants anarchistes
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ESCORIZA MARTINEZ, Juan
Né à Olula de Castro (Almeria) le 27 octobre (ou novembre) 1917 – mort le 14 décembre 1980 à Aix-en-Provence - Maçon – FAI – CNT – Puigcerda (Catalogne) – Marignane (Bouches-du-Rhône)
Article mis en ligne le 10 mai 2011
dernière modification le 4 février 2019

par R.D.
Juan Escoriza (Colonne Durruti)

Emigré avec sa famille rn 1917 à Puigcerda (Gérone), Juan Escoriza Martinez y avait adhéré à la CNT et à la FAI. Lors du coup d’état franquiste de juillet 1936 il s’était enrôlé comme milicien dans la Colonne Durruti.

Passé en France lors de la Retirada, il figurait dès le 9 février 1939, sur une liste de militants recherchés établie par la Direction de la Sureté nationale. Il fut interné aux camps de Saint Cyprien puis d’Argelès avant d’aller travailler dans une Compagnie de travailleurs étrangers au barrage de Saint Cirgues La Loutre. Arrêté par les allemands en 1943, il fut transféré à Brive puis déporté pour l’Allemagne. Il parvenait à s’évader du train et rejoignait le maquis du barrage de l’Aigle où, autour notamment de José Berruezo Silvente, José German Gonzalez et Manuel Morey Blanch, s’était reconstitué l’un des noyaux les plus importants de la CNT en exil et où, sous le commandement notamment de Juan Montoliu del Campo (voir ce nom) , une unité de 75 maquisards entièrement formé de militants libertaires espagnols, avait été formée.

Maquis Barage de l’Aigle : J. Escoriza (à droite en chemise blanche)

Juan Escoriza Martinez, qui appartenait au Bataillon Didier (FFI) du barrage, dépendant de l’Organisation de Résistance de l’armée (ORA), a participé à plusieurs opérations et notamment à des "camouflages dans la région de Clermont de véhicules et d’armes de l’armée d’armistice" , à la récupération de plusieurs "parachutages pour le groupe de Mauriac "- notamment en août, novembre et décembre 1943 - et à diverses "missions clandestines en vue de la mobilisation". Il participa aux combats de la Libération et fut "démobilisé" le 10 décembre 1944 (cf. Attestation du Bataillon Didier, FFI-ORA).

J. Escoriza (carte de combattant volontaire)

Il travailla après guerre comme maçon à Marignane jusqu’en 1969, où miné par la silicose, il prit sa retraite. Juan Escoriza Martinez est décédé à Aix-en-Provence le 14 décembre 1980.


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