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Dictionnaire international des militants anarchistes
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BOULAN, Auguste, Alexandre, Léon « La Dent »
Né le 5 décembre 1887 à Bouillé-Ménard (Maine-et-Loire) ; mort le 20 août 1964 - Ouvrier fendeur d’ardoise ; photographe -CGT –Trélazé (Maine-et-Loire)
Article mis en ligne le 9 mai 2011
dernière modification le 16 août 2015

par R.D.
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Auguste Boulan (1912, congrès des J.S.)

Auguste Boulan, dont le père, ardoisier, s’était installé à Trélazé (Maine-et-Loire), apprit le métier de fendeur d’ardoise. Il travaillait aux ardoisières de Trélazé (Maine-et-Loire) lorsqu’il connut, en 1904, sa première grève ardoisière qui dura sept semaines. Six ans plus tard, nouvelle grève, longue et violente : Boulan, membre du comité de grève, fut arrêté au cours d’une bagarre avec les gendarmes et condamné à deux mois de prison et 25 F d’amende. La grève ayant échoué, Boulan fut renvoyé et, un peu plus tard, s’installa artisan photographe à Trélazé.

En 1910 il avait été candidat abstentionniste.

Il avait fondé, en 1908, les " Jeunesses syndicalistes de l’Ouest " et réussi à créer des sections à Trélazé, Noyant-la-Gravoyère, Renazé (Mayenne) qui organisaient des soirées éducatives et des sorties champêtres. La section Angers-Trélazé avait un groupe théâtral. Il prit également l’initiative de créer un groupe de " pupilles " à la coopérative " La Maraîchère " de Trélazé et, pendant de nombreuses années, il en ordonna les activités éducatives et sportives. Le 18 février 1912 il fut délégué au congrès des Jeunesses syndicalistes de l’ouest tenu à Rennes.

Boulan fut en outre à l’origine du Comité de défense sociale (CDS) d’Angers-Trélazé qui, de 1909 à 1914, organisa régionalement les manifestations Ferrer, les campagnes en faveur de Durand (1909-1910), de Rousset (1912). Il était à cette époque en contact avec le groupe Les originaires de l’Anjou adhérent à la Fédération communiste anarchiste.
Militant antimilitariste et antinataliste, Boulan fut à différentes reprises inquiété au cours des années qui précédèrent la Première Guerre mondiale et fut inscrit au Carnet B du Maine et Loire dont il ne sera rayé qu’au début des années 1930.

Auguste Boulan, qui avait été exempté en 1908 pour "bronchite bacillaire, fut rappelé lors de la mobilisation générale d’août 1914 et futncorporé le 20 mars 1915 au 9ème Bataillon d’infirmiers (135ème régiment d’infanterie), finira la guerre en "sursis d’appel" (février 1918) à l’usine Thevenot à Arreau dans les Pyrénées où il participera aux luttes syndicales pour la journée de 8 heures.

La paix revenue, il reprit ses activités militantes, mais avec moins d’allant. Le 30 novembre 1919, il fut élu conseiller municipal de Trélazé. En désaccord avec la majorité communiste du conseil, il démissionna le 17 janvier 1921. De tendance libertaire et avant tout antimilitariste, il eut, durant l’entre deux guerres, une activité antifasciste et pacifiste. En 1921, il avait abandonné son milieu d’ardoisier et s’était installé photographe à Trélazé où il résidait 34 rue Jean Jaurés.

Il finit ses jours à la maison de retraite des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), bénéficiant partiellement de la retraite des ouvriers mineurs. Auguste Boulan est mort à la maison de retraite des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire) le 20 août 1964.

P.S. :

SOURCES : Arch. Nat. F7/13607 (anarchistes à surveiller, 1913). — Renseignements recueillis par M. Poperen auprès de l’intéressé et de ses amis= Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier..., op. cit. // F. Dabouis "L’ennemi intérieur : les inscrits au Carnet B en Maine et LOire dans les années 1930" in Cahiers du cercle d’études sociales Angevin, n°5, avril 2013// Notes de Laurent Beaumont// Notes de son petit-fils Denis Le Vraux (décembre 2014)//


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