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ASENS GIOL, José, Blas
Né le 11 juillet 1900 à Porrera (Tarragone) - mort le 4 juin 1985 - MLE – CNT – Barcelone (Catalogne) – Aynes (Cantal) – Seynod (Haute Savoie)
Article mis en ligne le 8 octobre 2010
Dernière modification le 30 juillet 2020

par R.D.
José Asens Giol

José Asens Giol était au moment du coup d’état franquiste, le secrétaire de la FL-CNT de Barcelone et membre du Comité régional catalan. Le 17 juillet 1936, au nom de la FL et du CR, il avait fait partie avec B. Durruti de la délégation qui s’était rendu au siège de la Généralité pour y réclamer en vain la distribution d’armes. Le 21 juilet, lors du plenum régional qui suivit l’écrasement des militaires insurgés, il fut nommé avec Durruti et J. Garcia Oliver domme délégué de la CNT au Comité central des milices antifascistes. Puis il fut le secréraire du Comité central des patrouilles de contrôle de Barcelone et dont il fut l’organisateur avec A. Fernandez.

José Asens Giol, en septembre 1936, fut envoyé en France et en Suisse pour y acheter des armes par l’intermédiaire d’un réseau monté par Lucien Tronchet et Edmond Déturche. Le 30 septembre, la voiture à bord de laquelle le 28 il était entré en Suisse par le poste de Saint Genis avec Ramon Mateo Chavanel, Francisco Barcena Martin, José Marin Gomez et Eugenio Gonzalez Andrei, était victime d’un accident dans lequel tous les occupants, à l’exception d’Asens, étaient grièvement blessés. Asens était arrêté le lendemain à Neuchâtel avec l’espagnol Esper, le français Fernand-Robert Bigaill et le suisse Léon Aubry, un électricien âgé de 34 ans.
Selon le journal suisse L’Impartial, Asens avait été arrêté à Neuchâtel avec ses camarades, alors qu’il allait visiter à l’hôpital des compagnons qui, à bord d’un taxi chargé d’armes et conduit par Armand Groux, avait été pris sous le feu d’un barrage de gendarmess rançais près d’Aix les Bains.

Au bout de 19 jours de détention il fut remis en liberté avec ses compagnons et, après divers séjours à Ambilly (Annemasse) et un détour par Bruxelles (septembre 1937) regagna Barcelone. Lors du procès tenu à Neuchâtel vers février 1937, il avait donné plein pouvoir à Lucien Tronchet pour solutionner et régler les amendes et les frais du procès. Une partie du stock d’armes sera livré en Espagne d’octobre 1936 à janvier 1937 par Edmond Deturche et le reste sera caché dans la ferme de Déturche près d’Anemasse.

Le 2 avril 1938, lors de la création à Barcelone du Comité exécutif du Mouvement libertaire, il y fut nommé comme représentant de la CNT. A cette même époque il fit de nouveau un voyage à Amilly près d’Anemasse avec Conrado Guardiola et Mario Gallud. Plusieurs membres du réseau dont Guardiola en juin, puis Déturche en juillet 1938 furent arrêtés dans cette affaire de trafic d’armes.

Passé en France lors de la Retirada, José Asens Giol avait semble-t-il, été arrêté à Paris où il rcherchait sa famille dispersée. Transféré à Villeneuve sur Lot, il fut ensuite interné au camp du Vernet d’Ariège du 13 décembre 1939 au 11 ocobre 1941. où il fut envoyé dans une compagnie de travailleurs étrangers pour travailler au barrage de l’Aigle dans le Cantal. C’est là qu’avec un noyau de compagnons, dont J. Berruezo et José German, il participa à la réorganisation clandestine de la CNT pendant l’occupation. En novembre 1941 il était membre du Comité de relations de la CNT du barrage. Lors du plenum clandestin tenu à Mauriac en juin 1943, il fut nommé comme secrétaire du comité de relations du MLE en exil dont les autres membres étaient J. Berruezo et J. German. Son fils José Asens Valera était l’un des 75 espagnols intégré dans une compagnie du Bataillon Didier au barrage de l’aigle (voir Juan Montoliu del Campo)

José AsensGuiol était marié avec Amelia Valera Lozano (née à Origuela le 16 février 1902, déédée le 15 octobre 1991) avec laquelle il eut quatre enfants :José, Conchita, Rosita et James [Jacques].

Á la Libération il militait à la Fl-CNT d’Aynes. Après la scission en 1945 du mouvement libertaire espagnol, il adhéra à la tendance dite collaborationiste. Au début des années 1970, il était membre à Seynod (Haute Savoie) des Agrupaciones confederales qui éditaient le mensuel Frente Libertario (Paris).

José Asens Guiol est mort le 4 juin 1985 à Annecy et a été inhumé à Seynod.


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