Dictionnaire international des militants anarchistes
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Né à Seville le 25 mars 1895
PABON Y SUAREZ DE URBINA, Benito
Avocat - Parti syndicaliste – CNT – Seville & Grenade (Andalousie) – Saragosse (Aragon) – Panama
Article mis en ligne le 7 novembre 2008
dernière modification le 26 octobre 2023

par R.D.

Né dans une famille aisée, Benito Pabon y Suarez de Urbina avait suivi des études chez les jésuites puis à l’institut de droit de Séville. Devenu avocat, il se spécialisa en affaires sociales et devint l’un des principaux avocats de la CNT tant à Grenade, que Saragosse et Madrid. Membre de la tendance purement syndicale de la CNT il était également adhérent au Parti Fédéraliste et adhéra au Parti syndicaliste fondé par Pestaña.

Il assura la défense notamment des paysans de Casas Viejas et de ceux de Seville (mai 1932) ainsi qu’à la défense des militants incarcérés après l’insurrection à Cadiz en 1933. En août 1932 il participa aux cotés de Ballester, Valero et Miguel Gonzalez, au meeting national tenu par la CNT à Seville et l’année suivante fut l’un des orateurs au meeting anti électoral tenu à Barcelone et auquel prirent également la parole B. Durruti, V. Orobon et Isgleas. Lors des élections de février 1936, il fut candidat indépendant – semble-t-il avec l’accord du Comité national de la CNT – et élu député de Satagosse.

Au moment du soulèvement franquiste de juillet 1936 il se trouvait à Madrid et participa aux combats dans la Colonne Aguilas de la libertad. Il aurait été ensuite membre du Conseil d’Aragon et en décembre 1936 était nommé à la Commission juridique du Ministère de la justice dirigé par J. Garcia Oliver. En juin 1937 il vint à Paris et participa aux cotés de David Antona, J. Garcia Oliver et Federica Montseny, au meeting tenu au Vel d’Hiv pour soutenir l’Espagne révolutionnaire. A partir d’octobre 1937, il fut chargé d’assurer la défense des militants de la CNT et du POUM emprisonnés par les staliniens à la suite des évènements de mai 1937. Menacé par les communistes, il dut s’expatrier définitivement d’Espagne en août 1938.

Après avoir séjourné en France, il gagna les Philippines où il fut emprisonné par les Japonais dans une cage en bambou jusqu’à sa libération à l’automne 1942. Il parvint ensuite à gagner les Amériques où il allait enseigner les langues à Santiago de Veraguas et à Colon. En 1946 il vivait à Panama et l’année suivante était membre à Mexico de l’Agrupación de la CNT de tendance collaborationniste. Benito Pabon est mort à Panama à une date inconnue.


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