Dictionnaire international des militants anarchistes
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Né le 17 novembre 1857 à Caromb (Vaucluse)
ONIC, Maurice, Alfred “{Mort aux rats}”
Marchand ambulant et voyageur de commerce - Marseille (Bouches-du-Rhône)
Article mis en ligne le 31 octobre 2008
dernière modification le 20 avril 2024

par R.D., René Bianco

Voyageur de commerce et marchand ambulant, Maurice Onic dit Mort aux rats s’occupa un moment du commerce des sons argentins, d’où sans doute son sobriquet. Onic est le type même de l’anarchiste isolé qui ne fréquente aucun groupe, et qui n’assiste que très rarement à des réunions ou conférences. On sait cependant qu’il parcourait les Bouches-du-Rhône pour s’occuper de son commerce et qu’il vint à plusieurs reprises à Marseille où il logea 29 rue des Petites Maries, 6 rue du Baignoir et, en 1894, rue Vierge de la Garde.

En novembre 1893, il se trouvait à Tarrascon et fut arrêté comme complice de l’attentat commis contre le Quartier général, puis libéré au bout de trois jours. Quelques semaines après, il était à Marseille, fréquentait le Bar Artistique (cours Belsunce) où, à la suite d’une querelle il fut grièvement blessé au front. Il tint alors, selon la police, des propos violents contre la société et menaça à tout instant de commettre un attentat.

L’année suivante, lors des élections législatives du 4 mars 1894, il se présenta comme candidat anarchiste dans la première circonscription de Marseille avec comme programme « la suppression de tout gouvernement ». A cette occasion, il signa une affiche verte intitulée Appel des morts aux vivants, avec tête de mort et tibias, injurieuse pour le Directeur du journal Radical. L’affiche ayant été imprimée par le beau-frère du directeur du Petit Provençal, il s’en suivit une violente polémique entre les deux quotidiens. Onic obtint 15 voix sur les 4659 suffrages exprimés. Quelques semaines plus tard il fut arrêté à Nevers (Nièvre) pour « propos anarchistes » (cf. télégramme du ministre de l’Intérieur du 29 juin 1894).

Onic revint à Marseille en 1895 et assista aux conférences données par Sébastien Faure. La police signala encore sa présence à Marseille en mai et septembre 1898.


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