Dictionnaire international des militants anarchistes
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Y’en a pas un sur cent… et pourtant des milliers d’hommes et de femmes de par le monde, souvent persécutés, embastillés, goulagisés et parfois au prix de leurs vies, ont poursuivi leur chevauchée anonyme à la recherche d’un impossible rêve : un monde sans dieux ni maîtres.

MOUCHE, Edouard, Maxime

Né à Paris (2earr.) le 29 janvier 1878 — Plombier — FJA — UA — AFA — Paris — Livry Gargan (Seine-Saint-Denis)
Article mis en ligne le 29 septembre 2008
dernière modification le 15 juillet 2024

par R.D.

Edouard Mouche, qui habitait alors 43 rue Sedaine (11e arr.), avait participé au groupe libertaire par la chanson fondé en mai 1918 autour notamment de Louis Loréal ; le groupe devait publier le journal La Gerbe, qui ne put paraître à la suite de l’interdiction par le Préfet de police de la fête prévue pour le financer. Le groupe, dont Mouche fut nommé trésorier, participa aux diverses sorties champêtres organisées par le Journal du peuple. Il était en 1919 le secrétaire du groupe des XI et XIIe arrondissements de la Fédération des jeunesses anarchistes (FJA). Début 1920 il fut arrêté pour avoir distribué des tracts antimilitaristes avec Loréal et Péache et ne fut libéré qu’en mars. Le 7 juin suivant il fut condamné avec ses camarades à 18 mois de prison et 1500 francs d’amende, peine confirmée en appel en octobre. Fin janvier 1920 lors de la reconstitution du groupe La Gerbe autour notamment de Léon Louis, R. Peache et Oupiter, il avait été considéré comme démissionnaire de son poste de trésorier. Il avait été libéré en mars 1920.

Il aurait été ensuite en 1921 le secrétaire du groupe du XIIIè. Suite à l’emprisonnement de René Barril à l’été 1921, il le remplaça à la gérance du n°5 de l’organe de la FJA La Jeunesse Anarchiste (Bagnolet-Paris, au moins 12 numéros de mars 1921 au 15 avril 1922) animé entre autres par André Leroy, G. Bouvet et René Barril.
Au printemps 1921 il avait été poursuivi avec Berteletto et Delecourt pour la diffusion d’un tract antimilitariste de la Ligue des Réfractaires.

En 1923 il était signalé comme membre du Foyer anarchiste du 11e arr. et du comité d’initiative et de propagande de l’Union anarchiste (UA).

En 1929 il s’installait à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) où en 1929 il était membre du groupe de l’Association des Fédéralistes anarchistes (AFA) et le correspondant local de La Voix libertaire, puis au début des années 1930 à Aulnay-sous-Bois où semble-t-il il ne militait plus. Toutefois en 1938, il était toujours signalé par la police comme un militant du groupe de l’Union anarchiste d’Aulnay où il demeurait 19 rue de Nancy.

Le Libertaire (16 mars 1929) avait lancé une souscription en sa faveur alors qu’après 2 mois de chomage, il était à l’hôpital pour une opération. Sa compagne était atteinte de paralysie et sa fille venait de faire un mauais acouchement qui “la laissait entre la vie et la mort”.


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