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Dictionnaire international des militants anarchistes
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BLICQ, Achille, Joseph
Libraire ; commerçant en bonneterie ; ouvrier - UA - LICP - CNTF - Lille (Nord) & Saint Cloud
Article mis en ligne le 28 novembre 2006
Dernière modification le 21 octobre 2018

par R.D.

Secrétaire du groupe libertaire Terre Libre à Lille, Achille Blicq était, à la fin des années 1920, l’un des responsables anarchistes-communistes partisan de la Plateforme organisationnelle des anarchistes russe (dite plateforme d’Archinov) dans le département du Nord ; il s’opposa lors de la scission de l’Union Anarchiste (UA) aux individualistes menés par Dryburgh qui allaient constituer l’AFA. Il collaborait régulièrement au Libertaire et avait également participé à la rédaction d’articles pour l’Encyclopédie anarchiste (1934).

Membre du Comité d’action laïque, il soutint le mouvement du Front populaire en 1935-1936. Militant de la Ligue Internationale des Combattants de la Paix (LICP) il était l’un des signataires du Manifeste pour une conférence nationale contre la guerre et l’union sacrée, publié dans Le Libertaire le 12 juillet 1935.

A l’été 1936, il effectua avec Sébastien Faure une mission d’études en Espagne dont tous deux firent le compte rendu lors d’une tournée de conférences à l’automne (Marseille, Nice, Toulon, Montpellier...). En 1937 il résidait 14 rue Marengo à Lille et était avec Drybutgh, Hélène Gombert et De Mulder, l’un des animateurs du groupe UA de Lille qui se réunissait 319 rue Léon Gambetta. De 1934 à 1938, il tint à son domicile rue de Marengo la Librairie sociologique où il diffusait notamment l’Encyclopédie anarchiste.

Commerçant en bonneterie, Achille Blicq vint par la suite s’installer à Saint-Cloud (Seine-et-Oise) 51, avenue Belmontet et, comme dans le Nord, fut un des animateurs des groupements anarchistes. La police l’estimait " très intelligent, bon orateur, propagandiste influent ". Le 14 novembre 1938, il fut inscrit au Carnet B. A l’été 1939 la police signalait qu’il se chargeait de recueillir des fonds pour les réfugiés espagnols internés dans les camps.

Il fut arrêté et emprisonné à la Santé le 13 décembre 1939 par ordre du Gouverneur militaire de Paris pour menées anarchistes. Suite à un non-lieu, il fut libéré le 14 janvier 1940.

Pendant l’occupation, de toute évidence lié aux milieux de la collaboration, il fut gérant-administrateur aryen de l’entreprise Schoumann Wolf de confection, 6 boulevard Saint-Denis (IIIe arr.). Le 11 août 1941, il signa une lettre au maire de Charenton-le-Pont, au nom du Commissariat aux questions juives, pour demander ce qu’était devenu une clinique appartenant à un médecin juif, Marcu Copelovici. Le maire répondit qu’elle était occupée par les Allemands. Blicq donnait comme adresse Les fusains, 21 av. Belmontet à Saint-Cloud. .
Un plainte fut déposée à la Libération par les propriétaires de l’entreprise Schoumann Wolf pour "vol et détournement", affaire qui resta sans suite. La police notait en 1947 d’Achille Blicq habitait dans "un pavillon très luxueux" et qu’il était représenté "comme jouissant de moyens pécuniaires assez importants"

Fin 1949 Achille Blicq fut élu délégué titulaire du personnel sur une liste CNTF à l’usine d’engins agricoles Magnier-Bedu à Groslay


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