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Dictionnaire international des militants anarchistes
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MAZET, Jean-Pierre « CHARLES » ; « GERMINAL »
Né à Montpellier le 3 janvier 1879 - Ajusteur serrurier - CGT – Montpellier (Hérault) – Alès (Gard)
Article mis en ligne le 22 juillet 2008
dernière modification le 29 juin 2017

par R.D.
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Jean-Pierre Mazet avait été inscrit sur les listes des anarchistes du département de l’Hérault en décembre 1899. Suite à une réunion qu’il avait tenu sans autorisation préalable le 14 octobre 1899, il avait été condamné à 1 franc d’amende. Après avoir songé à déserter il effectua son service militaire (novembre 1900 à novembre 1903) au 3è régiment de zouaves où il obtint un certificat de bonne conduite. Revenu à Montpellier il ne fréquentait plus selon la police les réunions anarchistes et fut rayé des listes en janvier 1904. En 1907 il était le secrétaire adjoint de la Bourse du Travail dont le secrétaire était Louis Niel. Il était alors employé au grand Théâtre et au journal Le Petit Méridional. Après le départ de Niel au printemps 1909 , il fut candidat à sa succession à la Bourse mais ne recueillit que 10 voix au profit du cheminot Henri Cross élu avec 22 voix. Un rapport du commissaire (26 mars 1909) le qualifiait alors d’une "intelligenge bien médiocre".

En 1911 Charles Mazet, qualifié « d’anarchiste très dangereux », était le secrétaire de la Bourse du Travail d’Alès (Gard) fondée en juin 1901, adhérente à la CGT et dont l’un des autres animateurs était alors le militant anarchiste Louis Boisson. Mazet logeait à cette époque à la Bourse et était avec Pidarot le responsable du Comité de défense sociale (CDS) local.

Selon un rapport de police de la même époque, il était marié, père de deux enfants et logeait à Aimargues (Gard) "se prétendant maladif, végétant et recevant des subsides du syndicat". Il écrivait ponctuellement dans le journal socialiste gardois Combat Social où il signait parfois du pseudonyme Le Coq rouge et donnait des conférences dans les localités voisines d’Aimargues. En 1911 i était membre du syndicat CGT des travailleurs agricoles d’Aimargues et signa dans Le Libertaire du 18 mars un article sur le syndicalisme agricole qui était en train de s’implanter dans les basses plaines du Gard. En 1914 il était domicilié rue de la Maison Carrée à Nîmes.

Inscrit au Carnet B du Gard le 16 octobre 1911, il en fut rayé le 14 avril 1922 au motif qu’il "ne faisait plus partie d’aucun groupe politique et son attitude est très correcte". L’année suivante il était le directeur de l’office de placement gratuit.

P.S. :

Sources : Arc. Nat. F7/13567, 13602 & 13603 — AD Hérault 54M — Encyclopédie du mouvement syndicaliste, Paris 1912 = Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier…, op. cit. // Calades, Nîmes, n° 65, janvier 1986 // Notes D. Vidal // AD Gard 1M82, 1M756 & 1M813 // Arc. Nat. F7/13053, BB 186453 //

Iconogr. : Encylopédie du mouvement syndicaliste.


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