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Dictionnaire international des militants anarchistes
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MASSET, Stanislas, Alcide “ Stephen MAC SAY”, “L’ANARQUE”
Né le 15 octobre 1884 à Beaurepaire-sur-Sambre (Nord) - mort le 14 mars 1972 - Instituteur ; marchand forain, ; apiculteur - UPF - Rambouillet (Yvelines) - Aisne – Morancez (Eure-et-Loir)
Article mis en ligne le 12 juillet 2008
Dernière modification le 28 mars 2020

par R.D.

« Connu de tous sous cette appellation - Mac Say - je n’ai jamais utilisé qu’à mon corps défendant, lorsque les circonstances l’exigeaient, le nom que m’a imposé, dès ma naissance, la société », écrivait-il dans une lettre (26 juillet 1971).

Jeune instituteur Mac Say romput rapidement avec l’éducation nationale et, pendant trois ans de 1907 à 1909, se consacra, ainsi que sa femme Mary née Smiles — « plus de soixante ans de vie et de luttes communes » et qui a « place méritée dans cette biographie » — à l’oeuvre d’éducation entreprise à « La Ruche », l’école libertaire que Sébastien Faure avait fondée en janvier 1904 au hameau du Patis de la commune de Rambouillet (Yvelines).
Vers l’automne 1907, il fut poursuivi pour l’apposition au Nouvion (Aisne) de papillons dénonçant "la propriété individuelle, l’armée et la religion" comme les "trois fléaux de l’humanité". A cette époque il donnait des cours à La Ruche et collaborait régulièrement aux Temps Nouveaux.

Dan une série d’articles intitulée "La congrégation du triangle" publiés dans Le Libertaire (21 & 28 juin 1908), il dénonçait la Franc maçonnerie comme étant "dans la bourgeoisie républicaine, la grande voie de l’arrivisme" et exhortait les travailleurs qu’elle essayait "d’englober dans son effort conservateur. Qu’ils prennent garde à l’Araignée Maçonnique. Et qu’au lieu de se laisser prendre à sa toile, qu’ils l déchirent !".

En 1909, il fonda le journal Le Fouet, organe du Groupe d’action des régions d’Avesnes, de Verviers et de Valenciennes, puis organe du Groupe d’action et de défense des départements du Nord et de l’Aisne (n° 5) ; enfin organe mensuel d’éducation et de lutte ouvrière. Le siège du journal était à La Flamengrie (Aisne) où, semble-t-il, il travaillait à l’imprimerie L’Essor. La collection de la Bibl. Nat. (Jo 14 724) est incomplète (n° 2, 29 mai-12 juin ; n° 11, 31 décembre. Un n° spécial (n° 9 bis) est du 28 novembre). En 1911, il publia une brochure, "Vers l’éducation humaine. La Laïque contre l’enfant"(in-12, 142 p.). Avant 1914, il collabora également à un grand nombre de titres de la presse libertaire francophone dont : l’Anarchie de Lorulot de décembre 1906 à octobre 1911, Le Combat (Tourcoing-Lille, 1905-1914), Le Combat Social (Limoges, 1907-1909), Le Cri Populaire (Nancy, 1904-1908), Le Cubillot (Aiglemont, 1906-1908), L’Ecole Rénovée (Bruxelles, 1908), Hors du Troupeau (Orléans, 1911-1912) d’E. Armand, l’Idée libre revue d’éducation sociale fondée par Lorulot, L’Insurgé (Limoges, 1910-1911), Le Libertaire, Les Réfractaires (Orléans, 1912-1914), Les Temps nouveaux (Paris 1895-1914) de Jean Grave. Il était également membre de la Ligue antivivisectionniste.

Inscrit au carnet B, , son pacifisme lui valut d’être poursuivit pendant la guerre. Il collabora alors de 1915 à 1917, au périodique d’E. Armand, Pendant la Mêlée puis à Par-delà la mêlée qui lui succéda à partir de janvier 1916 ;

Après la guerre et pour subsister Stephen Mac Say devint apiculteur à Pourdez-Luisant en Eure et Loir où il vendait son miel sur les marchés de la région. Il collabora entre les deux guerres à L’Anarchie (Paris, 1926-1929) de L. Louvet, Le Combat (Bruxelles, 1926-1928), Controverse (Paris, 1932-1934) animé par Louvet, L’Emancipateur (Flemalle-Grande, 1928-1936) de Camille Mattart, l’En-dehors (Orléans, 1922-1939) journal individualiste d’E. Armand où il y fit passer de la réclame pour son miel, Germinal (Amiens, 1919-1933), Le Réfractaire (Paris, 1927-1932) organe de la Ligue des réfractaires à toutes guerres, Le Semeur de Normandie (Caen, 1923-1936) de A. Barbé, La Vie Universelle (Chatenay Malabry, 1926-1936), la Voix libertaire, organe de l’Association des fédéralistes anarchistes (AFA) , qui le compta parmi les siens dans sa rubrique « Nos collaborateurs » le 9 mars 1929 et à "L’encyclopédie anarchiste" publiée sous la direction de S. Faure.

A l’été 1933 il était le trésorier d’un Comité pour la libération de Victor Serge qui venait d’être arrêté en Union soviétique et déporté dans l’Oural.

Après la guerre Stephen Mac Say collabora au premier numéro de l’Unique (1er juin 1945) sous-titré dans ses débuts « Bulletin intérieur exclusivement réservé aux amis d’E. Armand », à Contre courant (Paris, 1950-1968), animé par L. Louvet et à l’organe de la Fédération anarchiste Le Monde Libertaire de 1954 à 1972.

L’oeuvre que laissa Mac Say est très étendue, mais intéresse avant tout l’éducation et la santé : il s’appliqua, des années durant, à la défense des animaux et avait été un des fondateurs de la « Ligue contre la vivisection » au bulletin de laquelle il collaborait.

Stephen Mac Say est mort le 14 mars 1972 à Morancez (Eure-et-Loir). Deux jours avant sa mort il participait à une réunion de l’Union pacifiste de Chartres dont il était membre. Sa compagne Mary mourut le 9 février 1983 à Chartres (Eure-et-Loir). Tous deux sont inhumés au cimetière de Beaurepaire.

Dans "Propos sans égards", il avait écrit : "Ne soyez vieux que le plus tard possible ; et quand vous serez vieux, efforcez vous de ne pas être un vieillard".

Œuvre : -La chanson des urnes et des lois (Ed. de l’Emancipateur, 1939) ; - La Fable (Ed. de l’amitié par le livre, 1963) ; - Propos sans égards ; - Envois et révoltes ; - Avec les bêtes, chère compagnie ; - Me conte à travers les peuples et les âges ; - L’histoire devant l’homme et devant l’enfant (Ed. de la Ruche ouvrière, 1972) ;


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