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Dictionnaire international des militants anarchistes
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MARIATTE, François, Eugène
Né à Nancy le 29 octobre 1866 (ou le 13 février 1869 ?) - Ouvrier verrier ; cordier - AIA – Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Article mis en ligne le 25 juin 2008
dernière modification le 17 juillet 2015

par R.D.

Fils naturel d’une couturière et d’un fabricant, reconnu en 1871, Eugène Mariatte était en 1891 le gérant du journal anarchiste L’Indépendant(Nancy, 3 numéros du 11 juillet au 22 août 1891) dont l’administrateur était Eugène Humbert et qui avait été fondé par le groupe anarchiste Liberté. Au début des années 1890 il avait été l’un des fondateurs avec Eugène Humbert du groupe L’Essor socialiste qui devin ensuite le groupe anarchiste Guerre aux préjugés puis Liberté. Lorsque Humbert était parti au service militaire à l’automne 1891, il l’avait remplacé comme secrétaire du groupe (cf. Le Père Peinard, 7 septembre 1891). Il avait contacté à cette époque le compagnon Rascle de Lyon qui, en décembre 1891, avait publié dans La Révolte et Le Père Peinard une annonce invitant tous les groupes à le contacter pour "leur faire parvenir une communication de la plus haute importance". Mariatte, qui avait été successivement placé comme clerc chez un notaire, puis ouvrier cordier, subsistait à cette époque en "faisant des cartes de visite à la main", fut exempté de service militaire pour "bronchite chronique".

Au printemps 1894 il se trouvait avec sa compagne la dame Voinesson à Chalons sur Marne où il recherchait, semble-t-il, en vain du travail. Il fut à l’époque recherché de manière infructueuse à Reims et dans la région, mais avait sans doute regagner Nancy.

Puis il milita au groupe d’études sociales de Nancy et participa à la fondation du journal socialiste révolutionnaire Le Cri Populaire (Nancy, au moins 183 numéros du 30 juillet 1904 au 8 février 1908) dont il fut le gérant et/ou l’administrateur. Ses articles antimilitaristes lui valurent d’être poursuivi à plusieurs reprises. Il collabora ensuite au titre qui lui fit suite La Voix Sociale (Nancy, 1908) où il attaquait fréquemment Paul Varedde pour son évolution vers l’électoralisme, le Parti socialiste unifié et prônait l’abstentionnisme. Il collaboraot à la même époque à l’hebdomadaire de l’union des syndicats des Ardennes Le Travailleur des Ardennes (Charleville, au moins 32 numéros de mai au 31 décembre 1908) dont le responsable était le militant syndicaliste révolutionnaire Alphonse Taffet. En octobre 1904 il avait fondé la section nancéenne de l’Association Internationale Antimilitariste (AIA) dont il fut le secrétaire jusqu’en octobre 1906 et qui regroupait 70 membres dont Beaurieux, Coffigny, Lidmann, Marchal, etc.

Après la première guerre mondiale, il fut jusqu’en 1929 le secrétaire de la Fédération de Meurthe-et-Moselle de la Libre Pensée et collabora jusqu’en 1935 au journal Le réveil ouvrier où il écrivait surtout des articles anticléricaux signés le montreur d’ours et sans doute Grosjean culterreux à Malzéville. Il travaillait alors vraisemblablement à son compte comme maraîcher.


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