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Dictionnaire international des militants anarchistes
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Né à Pise le 1er avril 1892 – mort le 4 octobre 1964
MARIANI, Gusmano
Ouvrier verrier - FAI - FA – USI - CNTF – Pise & Florence (Toscane) – Lille (Nord) - Lyon (Rhône) – Catalogne
Article mis en ligne le 25 juin 2008
Dernière modification le 9 août 2008

par R.D.

C’est encore adolescent que Gusmano Mariani avait été initié à l’anarchisme au salon de coiffure du vieux militant internationaliste Raffaello Parenti. En 1908 il était membre du groupe de jeunesses libertaires Grammichele de Pise et colaborait à l’hebdomadaire anarchiste Il Grido della Folla (Milan, 11 novembre 1910-17 juin 1911) dont le gérant était Giuseppe Fiocchi. Il vivait en union libre avec la militante Selica Fontana fille de l’anarchiste Priscilla Poggi, et dont il eut un fils, Germinal (1910-1939). En 1910 il était membre du groupe de jeunesses L’Avvenire dans le quartier populaire de Porta Piagge et participait le 26 décembre au congrès des anarchistes toscans tenu à Pise. Il collaborait ensuite à l’heddomadaire L’Avvenire Anarchico (Pise, mai 1910- juin 1922) dont il fut le gérant de mai 1913 à mars 1914. Très actif dans le mouvement d’opposition à la guerre, il fut arrêté en octobre 1917 lors d’une conférence clandestine anarchiste à Venturina (Ligurie). Envoyé dans un régiment d’infanterie, il désertait.

En avril 1919 il se rendait aux autorités, mais bénéficiait en septembre d’une amnistie. Il retournait alors à Pise et militait dans le quartier de Porta Mare. De 1920 à 1922, membre de l’USI, il collaborait au journal Germinal organe de la Chambre du travail de Pise adhérente à l’USI. Responsable de la propagande pour la zone de Pontedera, il fit à cette époque de nombreuses conférences dans la région de Pise et Livourne et fut le principal organisateur le 16 janvier 1921 du congrès anarchiste toscan tenu à Pise. En janvier 1922, arrêté pour « outrages » au commandant des carabiniers de Porta Mare, il était condamné à 5 jours de prison.

Après la prise du pouvoir par les fascistes, il émigrait en France d’abord à Lille où début 1923 il travaillait chez Saint-Gobain. Puis il allait à Lyon où au début des années 1930 il était aux cotés d’Attilio Scaltri le directeur du journal italien Insorgiamo (Lyon, 4 numéros de septembre 1931 au 15 juillet 1932) dont le gérant était le militant français Noël Chabany. En juillet 1933 la police signalait qu’il avait quitté Saint Priest (Isère) pour une destination inconnue. Les 1er-2 novembre 1935 il participait au congrés tenu à Sartrouville par les réfugiés anarchistes italiens et où il était nommé membre du Comité Anarchiste d’Action Révolutionnaire aux cotés de C. Berneri, Frigerio, Marzocchi, Mastrodicasa et Cremonini qui était un infiltré.

Dès le début de la guerre d’Espagne il partait comme volontaire dans le bataillon de Carlo Rosselli et participait en août-septembre 1936 aux combats du Monte Pelato. Rentré en France, sans doute après les évènements de mai 1937, il dénonçait les « hypocrites défenseurs de la République » et le rôle des soviétiques « gendarmes des intêrets capitalistes » et collaborait au numéro unique de La Societa Nuova (Paris, 26 mai 1937) édité par les groupes italiens de la région parisienne pour dénoncer la contre révolution communiste en Catalogne et les assassinats de Berneri et de Barbieri. Puis il collaborait à la page italienne du journal SIA (Paris) intitulée "la Voce dell’antifascismo italiano".

Pendant l’occupation, il était dans la région de Villeubanne chez une de ses filles, mais avait été profondément affecté par la mort dans un accident du travail en mai 1939 de son fils Germinal, puis en mars 1942 de sa compagne lors d’une opération en Italie.

A la libération, il participait à la reconstruction du mouvement libertaire à Lyon où il était membre du Mouvement Anarchiste Italien (MAI), de la Fédération anarchiste française et de la CNTF. Il fut également le responsable du sous secrétarait de l’AIT pour l’Europe occidentale jusqu’en 1948 où il fit remplacé par Celso Persici. Il participait à plusieurs manifestations commémoratives et congrès en Italie dont celui tenu à Canossa les 22-24 février 1948. A la fin de sa vie Gusmano Mariani regagnait l’Italie et s’installait à Florence où il décédait le 4 octobre 1964.


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