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MALSAND BLANCO, Paulino
Né à Sallent le 28 mars 1911 – mort le 19 décembre 1980 - Ouvrier du textile ; maçon ;mineur ; docker - FIJL - FAI - MLE – FA – CNT – CNTF – Manresa & Sallent (Catalogne) – Toulouse (Haute-Garonne) -Bordeaux (Gironde) – Paris
Article mis en ligne le 3 juin 2008
Dernière modification le 13 février 2017

par R.D.
Paulino Malsand Blanco (Paris, 1972)

Fils d’un émigré français travaillant dans les mines de potasse de Sallent et d’une ouvrière espagnole, Paulino Malsand Blanco avait été très tôt orphelin de père et mère avec ses trois petites sœurs. Il commença à travailler dans une usine de textile de Manresa , puis comme maçon, et adhéra au mouvement libertaire où au début des années 1930 il allait devenir un militant très actif de la CNT et de la FAI du Haut Llobregat.

Arrêté avec une centaine d’autres compagnons lors du mouvement insurrectionnel de janvier 1932, où avait été proclamé le communisme libertaire à Sallent et à Figols, il fut emprisonné 8 mois à la Modelo de Barcelone. En 1934 il fut l’un des fondateurs avec l’un de ses frères de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires (FIJL) de Manresa dont, en 1935, il sera membre du Comité comarcal. En 1934, il était président du syndicat CNT des mineurs et, après une dure grève, fut licencié avec 400 autres ouvriers et fut une nouvelle fois emprisonné en octobre à Manresa. A cette époque, où la CNT était divisée entre Trentistes et partisans de la FAI, il fut l’un de ceux qui oeuvrèrent à la réunification.

En février 1936 il réintégra, avec des centaines d’autres, son travail à la mine après avoir fait partie de la commission qui avait négocié cette réintégration. Dès le début du soulèvement franquiste de juillet 1936, il fut l’un des organisateurs du Comité des milices antifascistes de Manresa, puis partit comme volontaire dans une unité de mitrailleurs de la Colonne Paso la Idea sur le front de Tardienta. Assez rapidement et à cause de sa mauvaise vue, il fut renvoyé à l’arrière où il allait s’intégrer aux collectivités métallurgiques.

Exilé en France lors de la retirada, il allait pendant l’occupation participer très activement à la réorganisation de la CNT. Il fut d’abord membre du Comité national clandestin de la zone nord puis en 1943 avec J. Ferrer et Pastor membre du sous-CN de la zone occupée. Délégué de Bordeaux au plenum tenu en 1943 à Marseille, il fut nommé l’année suivante secrétaire du sous-CN et en septembre 1944 représenta le Mouvement Libertaire Espagnol lors de la fondation de la Junta Español de Liberacion (JEL). Lors de l’assemblée pleinière tenu à Toulouse en octobre 1944, il fut nommé secrétaire de la section politique du CN aux cotés de Juan Manuel Molina (secrétaire), Domingo Torres, Evangelista Campos, Angel Marin, Bernardo Merino et Miguel Chueca.

Délégué au premier congrès tenu à Paris en mai 1945, il y fut nommé au Comité National à la section coordination (action clandestine) aux cotés de Germinal Esgleas (secrétaire), Juan Puig Elias (secrétaire d’organisation), Miguel Chueca (secrétaire de la section politique et trésorier) et Federica Montseny (secrétaire de propagande). Il participa dans ces années à tous les congrès et assemblées pleinières ainsi qu’à de très nombreux meetings dans de nombreuses villes de France.

En 1947 il démissionnait du CN et s’installait à Bordeaux où il allait travailler comme maçon et occasionnellement comme docker. Tout en continuant à militer dans le mouvement espagnol, il s’intégrait au mouvement libertaire français, participait à la fondation de la CNT française et militait au groupe Sébastien Faure animé par les frères Lapeyre.

Après la réunification du mouvement libertaire espagnol en 1960, il s’éloigna peu à peu de la tendance dite « orthodoxe » (Montseny, Esgleas) et fut finalement exclu de la CNT lors d’un plenum à Bordeaux en 1969. L’année suivante, pour des raisons familiales il partait s’installer à Paris où il intégrait le groupe Louise Michel de la Fédération anarchiste dont il sera, lors d’un congrès, nommé secrétaire. Nommé permanent bénévole à la librairie de la rue Ternaux, ses vastes connaissances allaient contribuer à développer la librairie et l’audience de la FA. Très attentif aux relations internationales il aida la FA à nouer des contacts avec l’Amérique latine et bien sur avec le mouvement espagnol en exil comme à l’intérieur. Il fut l’un des promoteurs du rattachement de la FA à l’Internationale des Fédérations Anarchistes (IFA) après le départ de l’ORA de cette dernière. En 1974, bien que lassé des luttes intestines du mouvement espagnol, il participa à la conférence tenu à Narbonne par la tendance éditant le journal Frente Libertario.

Paulino Malsand Blanco, qui avait également contribué à l’édition et la réédition de nombreux classiques de l’anarchisme, est décédé d’un cancer généralisé dans la nuit du 19 décembre 1980. Il a été inhumé à Thiais le 23 décembre.


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